Brève : 8 Billions Genies nommé au Cultissime

C’est un cadeau d’anniversaire en avance pour ma quatrième décennie : 8 Billions Genies, la BD de Charles Soule et Ryan Brown que j’ai eu le plaisir de traduire pour Panini Comics, figure dans la liste initiale des titres concourant au prix CULTISSIME 2024. Après Echolands qui a remporté le prix ACBD en 2023 (avec ma bouille en prime), les délires visuels ont décidément le vent en poupe.

Cultissime, c’est un nouveau « festival des œuvres cultes » dont la première édition se tiendra à Angers du 27 au 29 septembre 2024. Le lauréat sera choisi par un vote ouvert à tous durant l’été. Voici la liste des titres en lice dans la catégorie que vous pourrez retrouver dans l’article d’Actualitté :

  • Céleste, Chloé Cruchaudet (Soleil, 2022)
  • La route, Manu Larcenet, Cormac McCarthy (Dargaud, 2024)
  • Eight Billions Genies, Charles Soule, Ryan Browne (trad. Laurent Laget, Panini comics, 2024)
  • Ulysse & Cyrano, Xavier Dorison, Antoine Cristau, Stéphane Servain (Casterman, 2024)
  • Zorro : D’entre les morts, Sean Murphy, Simon Gough (trad. Benjamin Rivière, Urban Comics, 2024)

(On saluera au passage l’ami Ben pour son Zorro !)

A noter qu’Amazon a acheté les droits d’une adaptation télé de cette BD. Et pour ceux qui n’ont pas encore lu mon coup de cœur de mes traductions 2023, voici le résumé éditeur de 8 Billions Genies, disponible dans toutes les bonnes crèmeries :

Huit milliards d’êtres humains peuplent la Terre. Puis soudainement, huit milliards de génies font leur apparition et proposent à chaque individu de réaliser le voeu de son choix. Entre ceux qui se précipitent, ceux qui souhaitent le pire et ceux qui vont soupeser leurs options, c’est tout l’équilibre de notre planète qui va être bouleversé en quelques instants ! Mais c’est dans un simple petit bar où se trouve une dizaine de personnes que tout le destin de l’humanité va se jouer… Le scénariste et romancier Charles Soule (Star Wars : La Lumière des Jedi, Letter 44) signe un récit complet impossible à lâcher ! Des huit premières secondes on passe aux huit premiers jours et on suit finalement notre groupe de héros pendant des années et des décennies. L’histoire reflète tous les aspects possibles d’un énorme bouleversement et, une fois la lecture terminée, il y a de grandes chances que les conclusions vous suivent longtemps.

Mon setup de travail 2024

Je passe en moyenne dix heures par jour à mon bureau. Dix heures ! Il est donc plutôt normal que j’accorde une certaine attention à mon environnement de travail : matériel, organisation de l’espace, ergonomie… Mais récemment, prenant conscience que je ne bougeais pas assez dans la journée, j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure et de repenser complètement l’ergonomie de mon poste de travail. Et de satisfaire mon côté geek. Une image valant mieux que mille mots, voici à quoi ressemblait mon bureau :

Avant le grand chambardement…
Et encore, c’est bien rangé !

Les problèmes que j’ai identifiés

  • Trop d’espace perdu (pièce multiusage) et de bazar (mal) caché
  • Manque de rangements discrets et pratiques
  • Position non optimale au clavier-souris
  • Position de travail trop statique (écrans fixes)
  • Lumières non adaptées

Les solutions que j’ai retenues

Le bureau assis-debout

C’est le premier gros changement de mon setup, celui qui me faisait de l’œil depuis des années. Le pas que je n’avais osé franchir pour des questions de coût notamment. J’ai opté pour des pieds motorisés FlexiSpot trouvés à moins de 200 € en ligne, sur lesquels j’ai fixé le plateau de mon ancien bureau. Il me permet de travailler debout (duh!) et donc d’être moins statique. Et le bilan ? Malgré mes doutes, je trouve très agréable de travailler debout, même pour taper des traductions. C’est parfait aussi pour des relectures ou des temps de pause. Je reste debout par sessions d’une trentaine de minutes, plusieurs fois le matin et l’après-midi, et je me sens bien plus dynamique. Le moteur est assez puissant et silencieux, le réglage se fait par télécommande branchée sous le bureau avec mémoire des hauteurs. Pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt ?

Le bras pour écrans

C’est la deuxième amélioration qui change la vie : les moniteurs ne reposent plus sur leur pied, mais sur un bras articulé clampé au plateau du bureau. Ils sont extrêmement mobiles et me permettent de modifier le positionnement des écrans très facilement, que ce soit pour les rapprocher, les incliner, les tourner… ou même les pivoter en mode portrait. Vous avez déjà relu une traduction sur un écran 23 pouces horizontal ? C’est le bonheur ! J’ai donc à présent un écran vertical et un horizontal, ce qui me permet aussi de gagner de la place sur le plan de travail. Magique !

Les périphériques

Troisième changement majeur : un nouveau combo souris-clavier… et plus encore.

  • J’ai cédé à la mode du clavier mécanique à petit format (75%) pour plusieurs raisons. Le faible encombrement, l’aspect épuré, le confort de frappe et l’ergonomie. Car si je me sers de toutes les touches d’un clavier pleine taille, ma souris est plus éloignée à droite, ce qui m’étire l’épaule et le cou. À présent, mon bras est dans l’axe de mon corps. Pour les curieux, mon dévolu s’est porté sur un Keychron K3 Max, l’une des rares marques de clavier custom proposant de l’AZERTY à prix raisonnable. Le changement nécessite un petit temps d’adaptation après des années sur des touches chiclet. Et avec le recul, le Logitech MX Mechanical Mini aurait peut-être été un meilleur choix pour aller avec…
  • … La souris ! J’ai renouvelé mon ancienne filaire par une souris sans fil Logitech MX Master 3S. C’est un budget pour une souris, mais ses nombreuses touches paramétrables sont parfaites pour la productivité. On peut régler chaque bouton par application. Ainsi, sur Word, j’utilise la molette de pouce pour zoomer et dézoomer, le bouton sous le pouce pour me déplacer à l’horizontale et la verticale, les boutons latéraux pour annuler et rétablir les actions, et le bouton de la molette principale pour un raccourci aux choix (j’ai choisi le surlignage dont j’abuse dans mon travail).
  • Pour pallier l’absence de pavé intégré, je teste un pavé numérique supplémentaire que j’ai placé à gauche de mon clavier, afin de soulager mes épaules. Je n’ai eu aucun mal à m’habituer à cette position qui me permet d’être mieux centré sur mon clavier et mon écran. Toutefois, j’envisage à moyen terme de remplacer ce pavé par un Stream Deck. Ce périphérique, pensé à l’origine pour les streamers, offre pléthore de raccourcis personnalisables et visuels à portée de doigt : imaginez un pavé numérique à part entière, mais aussi des boutons pour gérer la musique, lancer des applications ou même enfin un raccourci clavier pour Antidote !
  • Enfin, par curiosité, attrait pour le dessin et souci d’ergonomie (encore), j’ai décidé de tester l’utilisation des tablettes graphiques – soit pour remplacer purement et simplement la souris (ce dont je doute avec ma nouvelle acquisition ultraproductive ci-dessus), soit pour me soulager l’épaule. L’utilisation demande un certain apprentissage pour coordonner l’œil et la main, mais me permettra de tester les tutoriels des manuels de dessin que je traduis, de prendre des notes manuscrites (voir plus bas), de signer mes contrats ou d’annoter des PDF. Mon choix s’est porté sur la XP Pen Deco Mini 7, plus abordable et polyvalente que les Wacom premier prix.
Objectif : efficacité maximale.
Le réaménagement

Ces deux modifications m’ont permis de réagencer les meubles de la pièce pour gagner de l’espace de circulation et de travail. Que des avantages.

Avec une tour, deux écrans et de nombreux périphériques, la question des fils qui pendouillent se pose vite. Je suis enfin passé au cable management avec des serre-câbles en scratch réutilisables pour enrouler les câbles, du scratch adhésif pour les fixer sous le bureau en compagnie d’une grosse multiprise, et un système de filet pour cacher tout ça. Puis les câbles sont passés dans une gaine jusqu’à la tour. C’est propre, efficace et rapide.

Les petits plus
  • J’ai investi dans un tapis de bureau XL pour un look plus propre remplaçant mon tapis de souris usé. J’ai choisi du feutre pour la douceur, mais c’est aussi plus salissant… et attirant pour les griffes de chat.
  • Je me suis converti à la barre lumineuse qui se pose sur l’écran, la Xiaomi Mi Computer Monitor Light Bar (à vos souhaits), branchée en USB, pour éclairer le clavier avec une lumière dirigée et réglable, pour un plus grand confort des yeux, le tout sans mauvais reflets.
  • J’ai gardé mon ancienne lampe « Pixar », mais j’ai échangé son pied pour une pince et remplacé l’ampoule classique par une connectée que je possédais déjà, pour une lumière d’ambiance colorée qui soulage mes yeux.
  • J’ai ajouté un tiroir autocollant sous le bureau pour y cacher le barda qui traînait (ou trônait ?) autrefois sur le bureau : petits objets divers et variés, câbles du quotidien, montre, etc.
  • J’ai aussi construit de mes blanches mains deux petites étagères avec du matériel de récup, posées sur le bureau pour ranger haut-parleur, tasse à café et périphériques susmentionnés. J’y ai ajouté un hub usb (toujours avec des scratchs) pour brancher facilement mes accessoires et un thermomètre pour savoir à quel point je suffoque en été.
  • J’ai ajouté un crochet pour mon casque audio antibruit sous le bureau, toujours à portée de main quand les enfants sont à la maison…
  • J’ai troqué mes innombrables feuilles de brouillons et post-it contre des outils numériques de prise de notes (OneNote, en attendant peut-être Notion), utilisables avec la tablette graphique pour l’écriture manuscrite.

Ce qui n’a pas changé

  • Ma tour a quelques années, mais elle est toujours performante et je pourrai renouveler les composants si besoin.
  • Mes écrans (un 28 pouces 4k en principal et un 23 pouces HD en portrait) sont pour l’instant satisfaisants, mais j’étudie la possibilité de passer à une configuration à un seul écran ultrawide.
  • Mon fauteuil Hag, acheté en boutique à prix d’or il y a une dizaine d’années, tient encore parfaitement la route. Il m’a suivi à travers trois déménagement sans coup férir et son heure n’est pas encore venue.
  • Ma vieille imprimante laser, autrefois cachée et inaccessible, semble increvable à condition de lui donner à manger de nouveaux toners et tambours tous les 2-3 ans.
  • Mon NAS Synology a eu une cure de jouvence récemment avec de nouveaux disques durs.

Et ça donne quoi, alors ?

Ça donne ça :

C’est beau comme un crâne neuf. On voit que la barre lumineuse illumine parfaitement l’espace.
En mode « debout », avant l’ajout d’une mini-étagère.

En conclusion…

C’est bien beau, tout ça, mais suis-je plus productif ? Je manque encore de recul, mais je me sens déjà plus dynamique à mon poste en alternant les positions assise et debout, je me suis simplifié la vie avec la souris et surtout, je me sens bien à mon bureau. J’aime le look plus épuré et plus fonctionnel, et je suis content d’aller m’installer à mon poste de travail pour débuter une nouvelle journée de traduction. Et ça, c’est suffisant pour dire : oui, ça en valait la peine.

L’IA remplacera-t-elle les traducteurs humains ?

L’intelligence artificielle (IA) est en train de révolutionner de nombreux secteurs, et la traduction n’est pas en reste. De nombreuses entreprises et organisations font appel à des logiciels de traduction automatique pour traduire rapidement du contenu en différentes langues. Mais est-ce que cela signifie que les traducteurs humains sont sur le point d’être remplacés par l’IA?

Il est indéniable que l’IA a fait d’énormes progrès dans le domaine de la traduction automatique ces dernières années. Les logiciels de traduction sont de plus en plus précis et peuvent traduire rapidement de grandes quantités de texte. Cependant, il est important de souligner que la traduction automatique a encore ses limites.

Tout d’abord, la traduction automatique est souvent moins précise que la traduction humaine. Les logiciels de traduction ne peuvent pas toujours comprendre le sens des phrases et des expressions idiomatiques, ce qui peut entraîner des traductions erronées ou imprécises. De plus, la traduction automatique ne tient pas compte des subtilités de la langue et de la culture, ce qui peut conduire à des traductions qui ne sont pas adaptées au public cible.

En outre, la traduction automatique ne peut pas prendre en compte les considérations de style et de ton. Un traducteur humain sera en mesure de s’assurer que le contenu traduit est à la fois précis et agréable à lire, tandis qu’un logiciel de traduction ne le pourra pas.

En fin de compte, il est peu probable que l’IA remplacera complètement les traducteurs humains. Bien que les logiciels de traduction automatique puissent être utiles dans certains cas, il y a encore beaucoup de situations où la traduction humaine est préférable. Les traducteurs humains sont en mesure de comprendre les nuances de la langue et de la culture, et de livrer une traduction précise et de qualité.

En conclusion, bien que l’IA ait fait d’énormes progrès dans le domaine de la traduction, il est peu probable qu’elle remplace complètement les traducteurs humains. La traduction automatique a encore ses limites et il y a toujours des situations où la traduction humaine est préférable.


Cet article a été intégralement rédigé par l’intelligence artificielle ChatGPT d’OpenIA. La vidéo d’illustration a été produite par pictory.ia à partir d’un résumé de l’article fourni par ChatGPT. Les traducteurs humains ont encore de beaux jours devant eux, mais peuvent aussi profiter des nouvelles technologies !

Dear Becky : la traduction à fion les ballons

Comme j’en parlais dernièrement, j’ai signé la traduction de Dear Becky, prequel-slash-sequel-slash-spin-off du comics à succès The Boys. Comme la série principale (adaptée sur petit écran par Eric Kripke qui signe la préface du livre), cette suite est signée du grand Garth Ennis, encore une fois accompagné de Russ Braun aux dessins. La version française est sortie le 14 avril 2021 chez Panini Comics.

Pour mémoire, The Boys narre l’histoire des P’tits Gars, une équipe mise sur pied par la CIA pour surveiller les super-héros aux mœurs discutables. Douze ans après ces événements, Dear Becky apporte quelques éclairages sur le passé à grands coups de tatanes et de journal intime.

Et autant le dire tout de suite : la traduction de cette suite était potentiellement aussi casse-gueule que les plans capillotractés de Butcher, Hughie, La Crème, le Français et la Fille. Attention, on ne prend plus de gants !

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2020 dans le rétro

C’est les pieds dans l’eau glaciale de la Petite Mer que 2021 a commencé pour moi. Et comme chaque année ou presque, l’heure du bilan approche. Et cette année a été particulièrement animée pour moi. Confinement ou pas, je dois admettre que j’ai passé le plus clair de mon temps devant mon écran !

La grande nouveauté a été la cessation d’activité de mon auto-entreprise, afin de simplifier ma gestion quotidienne et pouvoir me concentrer sur mon cœur de métier. Voici quelques chiffres parlants de cette année.

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