Mon setup de travail 2024

Je passe en moyenne dix heures par jour à mon bureau. Dix heures ! Il est donc plutôt normal que j’accorde une certaine attention à mon environnement de travail : matériel, organisation de l’espace, ergonomie… Mais récemment, prenant conscience que je ne bougeais pas assez dans la journée, j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure et de repenser complètement l’ergonomie de mon poste de travail. Et de satisfaire mon côté geek. Une image valant mieux que mille mots, voici à quoi ressemblait mon bureau :

Avant le grand chambardement…
Et encore, c’est bien rangé !

Les problèmes que j’ai identifiés

  • Trop d’espace perdu (pièce multiusage) et de bazar (mal) caché
  • Manque de rangements discrets et pratiques
  • Position non optimale au clavier-souris
  • Position de travail trop statique (écrans fixes)
  • Lumières non adaptées

Les solutions que j’ai retenues

Le bureau assis-debout

C’est le premier gros changement de mon setup, celui qui me faisait de l’œil depuis des années. Le pas que je n’avais osé franchir pour des questions de coût notamment. J’ai opté pour des pieds motorisés FlexiSpot trouvés à moins de 200 € en ligne, sur lesquels j’ai fixé le plateau de mon ancien bureau. Il me permet de travailler debout (duh!) et donc d’être moins statique. Et le bilan ? Malgré mes doutes, je trouve très agréable de travailler debout, même pour taper des traductions. C’est parfait aussi pour des relectures ou des temps de pause. Je reste debout par sessions d’une trentaine de minutes, plusieurs fois le matin et l’après-midi, et je me sens bien plus dynamique. Le moteur est assez puissant et silencieux, le réglage se fait par télécommande branchée sous le bureau avec mémoire des hauteurs. Pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt ?

Le bras pour écrans

C’est la deuxième amélioration qui change la vie : les moniteurs ne reposent plus sur leur pied, mais sur un bras articulé clampé au plateau du bureau. Ils sont extrêmement mobiles et me permettent de modifier le positionnement des écrans très facilement, que ce soit pour les rapprocher, les incliner, les tourner… ou même les pivoter en mode portrait. Vous avez déjà relu une traduction sur un écran 23 pouces horizontal ? C’est le bonheur ! J’ai donc à présent un écran vertical et un horizontal, ce qui me permet aussi de gagner de la place sur le plan de travail. Magique !

Les périphériques

Troisième changement majeur : un nouveau combo souris-clavier… et plus encore.

  • J’ai cédé à la mode du clavier mécanique à petit format (75%) pour plusieurs raisons. Le faible encombrement, l’aspect épuré, le confort de frappe et l’ergonomie. Car si je me sers de toutes les touches d’un clavier pleine taille, ma souris est plus éloignée à droite, ce qui m’étire l’épaule et le cou. À présent, mon bras est dans l’axe de mon corps. Pour les curieux, mon dévolu s’est porté sur un Keychron K3 Max, l’une des rares marques de clavier custom proposant de l’AZERTY à prix raisonnable. Le changement nécessite un petit temps d’adaptation après des années sur des touches chiclet. Et avec le recul, le Logitech MX Mechanical Mini aurait peut-être été un meilleur choix pour aller avec…
  • … La souris ! J’ai renouvelé mon ancienne filaire par une souris sans fil Logitech MX Master 3S. C’est un budget pour une souris, mais ses nombreuses touches paramétrables sont parfaites pour la productivité. On peut régler chaque bouton par application. Ainsi, sur Word, j’utilise la molette de pouce pour zoomer et dézoomer, le bouton sous le pouce pour me déplacer à l’horizontale et la verticale, les boutons latéraux pour annuler et rétablir les actions, et le bouton de la molette principale pour un raccourci aux choix (j’ai choisi le surlignage dont j’abuse dans mon travail).
  • Pour pallier l’absence de pavé intégré, je teste un pavé numérique supplémentaire que j’ai placé à gauche de mon clavier, afin de soulager mes épaules. Je n’ai eu aucun mal à m’habituer à cette position qui me permet d’être mieux centré sur mon clavier et mon écran. Toutefois, j’envisage à moyen terme de remplacer ce pavé par un Stream Deck. Ce périphérique, pensé à l’origine pour les streamers, offre pléthore de raccourcis personnalisables et visuels à portée de doigt : imaginez un pavé numérique à part entière, mais aussi des boutons pour gérer la musique, lancer des applications ou même enfin un raccourci clavier pour Antidote !
  • Enfin, par curiosité, attrait pour le dessin et souci d’ergonomie (encore), j’ai décidé de tester l’utilisation des tablettes graphiques – soit pour remplacer purement et simplement la souris (ce dont je doute avec ma nouvelle acquisition ultraproductive ci-dessus), soit pour me soulager l’épaule. L’utilisation demande un certain apprentissage pour coordonner l’œil et la main, mais me permettra de tester les tutoriels des manuels de dessin que je traduis, de prendre des notes manuscrites (voir plus bas), de signer mes contrats ou d’annoter des PDF. Mon choix s’est porté sur la XP Pen Deco Mini 7, plus abordable et polyvalente que les Wacom premier prix.
Objectif : efficacité maximale.
Le réaménagement

Ces deux modifications m’ont permis de réagencer les meubles de la pièce pour gagner de l’espace de circulation et de travail. Que des avantages.

Avec une tour, deux écrans et de nombreux périphériques, la question des fils qui pendouillent se pose vite. Je suis enfin passé au cable management avec des serre-câbles en scratch réutilisables pour enrouler les câbles, du scratch adhésif pour les fixer sous le bureau en compagnie d’une grosse multiprise, et un système de filet pour cacher tout ça. Puis les câbles sont passés dans une gaine jusqu’à la tour. C’est propre, efficace et rapide.

Les petits plus
  • J’ai investi dans un tapis de bureau XL pour un look plus propre remplaçant mon tapis de souris usé. J’ai choisi du feutre pour la douceur, mais c’est aussi plus salissant… et attirant pour les griffes de chat.
  • Je me suis converti à la barre lumineuse qui se pose sur l’écran, la Xiaomi Mi Computer Monitor Light Bar (à vos souhaits), branchée en USB, pour éclairer le clavier avec une lumière dirigée et réglable, pour un plus grand confort des yeux, le tout sans mauvais reflets.
  • J’ai gardé mon ancienne lampe « Pixar », mais j’ai échangé son pied pour une pince et remplacé l’ampoule classique par une connectée que je possédais déjà, pour une lumière d’ambiance colorée qui soulage mes yeux.
  • J’ai ajouté un tiroir autocollant sous le bureau pour y cacher le barda qui traînait (ou trônait ?) autrefois sur le bureau : petits objets divers et variés, câbles du quotidien, montre, etc.
  • J’ai aussi construit de mes blanches mains deux petites étagères avec du matériel de récup, posées sur le bureau pour ranger haut-parleur, tasse à café et périphériques susmentionnés. J’y ai ajouté un hub usb (toujours avec des scratchs) pour brancher facilement mes accessoires et un thermomètre pour savoir à quel point je suffoque en été.
  • J’ai ajouté un crochet pour mon casque audio antibruit sous le bureau, toujours à portée de main quand les enfants sont à la maison…
  • J’ai troqué mes innombrables feuilles de brouillons et post-it contre des outils numériques de prise de notes (OneNote, en attendant peut-être Notion), utilisables avec la tablette graphique pour l’écriture manuscrite.

Ce qui n’a pas changé

  • Ma tour a quelques années, mais elle est toujours performante et je pourrai renouveler les composants si besoin.
  • Mes écrans (un 28 pouces 4k en principal et un 23 pouces HD en portrait) sont pour l’instant satisfaisants, mais j’étudie la possibilité de passer à une configuration à un seul écran ultrawide.
  • Mon fauteuil Hag, acheté en boutique à prix d’or il y a une dizaine d’années, tient encore parfaitement la route. Il m’a suivi à travers trois déménagement sans coup férir et son heure n’est pas encore venue.
  • Ma vieille imprimante laser, autrefois cachée et inaccessible, semble increvable à condition de lui donner à manger de nouveaux toners et tambours tous les 2-3 ans.
  • Mon NAS Synology a eu une cure de jouvence récemment avec de nouveaux disques durs.

Et ça donne quoi, alors ?

Ça donne ça :

C’est beau comme un crâne neuf. On voit que la barre lumineuse illumine parfaitement l’espace.
En mode « debout », avant l’ajout d’une mini-étagère.

En conclusion…

C’est bien beau, tout ça, mais suis-je plus productif ? Je manque encore de recul, mais je me sens déjà plus dynamique à mon poste en alternant les positions assise et debout, je me suis simplifié la vie avec la souris et surtout, je me sens bien à mon bureau. J’aime le look plus épuré et plus fonctionnel, et je suis content d’aller m’installer à mon poste de travail pour débuter une nouvelle journée de traduction. Et ça, c’est suffisant pour dire : oui, ça en valait la peine.

Créer un site multilingue #3 – La solution multisite

[Article mis à jour le 18/12/2013]

Pour gérer mon site en trois langues, j’ai donc opté pour une autre solution que les simples extensions WordPress : la création de sites indépendants ou de sous-domaines.

La création de sites indépendants consiste à mettre en ligne un site par langue avec une adresse Internet unique introduite par les fameux WWW. Dans mon cas, il s’agirait par exemple d’avoir la version française sur www.anothertranslator.fr, la version anglaise sur www.anothertranslator.com et la version italienne sur www.anothertranslator.it.

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Créer un site multilingue #2 – Les plug-ins WordPress

Dans le premier article de cette série, j’évoquais la localisation d’un site Internet, c’est-à-dire son adaptation aux différents pays que l’on souhaite approcher. Dans ce billet, je vais aborder la réalisation technique d’un site multilingue.

Pour les sites propulsés par WordPress, il n’existe pas de solution native pour créer un site en plusieurs langues. Il existe en revanche deux grands plug-ins – ou extensions – facilitant la gestion de contenus traduits : WPML et qTranslate. Il semble que le premier ait la faveur des professionnels. En ce qui me concerne, j’ai, ou plutôt j’avais, jeté mon dévolu sur le second. Notez que mon avis est forcément subjectif et correspond à mes besoins du moment.

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Créer un site multilingue #1 – La localisation

À l’occasion de la mise en ligne de la version anglaise de NJATB, je vous propose une nouvelle série de billets, déclinée en trois parties, sur la création d’un site web multilingue.

Concevoir un site en plusieurs langues pose plusieurs grands défis. Le premier est l’adaptation du contenu – ou localisation dans le jargon. Le second est la réalisation technique du site multilingue. Le troisième est étroitement lié à la deuxième solution et porte sur l’actualisation des différentes versions linguistiques.

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