Archives pour la catégorie Mes Outils

Bye bye NSA, hello NAS

9 septembre 2014 4 commentaires

Vous n’avez pas pu passer à côté du scandale Prism, ce programme de surveillance qui permet à la NSA d’éplucher toutes nos données sur le web (mails, réseaux sociaux et solutions de stockage type Dropbox).

Vous avez aussi probablement entendu parler du Celebgate, une énième histoire de piratage de photos privées sur le cloud.

Sachant cela, et pour peu que vos clients vous imposent des clauses de confidentialité, se posent inévitablement des problèmes d’éthique : comment protéger les textes de nos clients des regards indiscrets ?

Une solution consiste à conserver toutes ces données « en local », c’est-à-dire sur votre ordinateur et des disques externes de sauvegarde. Mais on perd alors les services si pratiques offerts par Dropbox et consorts, comme le partage et la synchronisation des fichiers.

À moins d’opter pour un NAS.

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Va te faire encorder !

31 octobre 2013 0 commentaire

J’ai toujours été casanier. De fait, le métier de traducteur indépendant s’est petit à petit imposé comme une évidence. J’ai souvent rencontré des étudiants ou des salariés me demandant si « rester seul enfermé à la maison » n’était pas trop déprimant. Et ma réponse a toujours été la même : « Je ne suis pas enfermé, je suis libre. »

Il y a quelques mois, ma vie a radicalement changé. Devenu jeune papa, mon rituel dodo-boulot-dodo a été, disons, bousculé.

Alors que j’avais l’habitude de disposer du logement pour moi tout seul, de travailler dans le silence absolu ou avec de la musique, j’ai dû, du jour au lendemain, partager mon espace de travail avec ma moitié et ma progéniture. Sans oublier que ledit espace de travail s’est retrouvé soudainement envahi de doudous, vêtements taille Tom Pouce et autres couches lavables.

Cette situation s’est prolongée durant près de six mois. (Paradoxalement, c’est également la période la plus faste depuis la création de mon entreprise.) Bien entendu, c’était prévisible et j’avais déjà commencé à étudier les différentes solutions qui me permettraient de conserver des conditions de travail optimales.

Coworking, partage d’un espace de travail avec un collègue, location d’un local professionnel, achat d’un studio reconverti en bureau… J’ai évalué le pour et le contre de ces pistes sous le prisme du coût, au vu de mes nouvelles responsabilités paternelles, et de l’éloignement de mon domicile (casanier, remember ?)

La meilleure piste que j’envisageais alors était de louer un bureau à La Manufacture (qui offre d’ailleurs quelques avantages aux adhérents de la SGDL). Mais je n’étais pas tout à fait convaincu par les locaux, plutôt austères. Je me suis également souvenu des sages paroles de Corinne McKay (« Make sure you find the right spot ») ou encore de l’expérience de Judy Jenner, toutes deux passées à l’acte récemment.

J’ai donc décidé de ne rien faire. Ou plutôt, de réduire la voilure le temps d’apprendre mon nouveau rôle de papa.

Au début du mois d’octobre, alors que je hissais justement la grand-voile puisque le rejeton avait désormais un mode de garde, je suis tombé, par le plus pur des hasards, sur une façade insolite, pleine de messages écrits à la main, à deux pas de chez moi. En m’approchant, j’ai compris qu’il s’agissait d’un nouvel espace partagé de travail. Ni une ni deux, armé de mon tank en forme de poussette, j’ai frappé à la porte et j’ai été chaleureusement accueilli par Olivier.

J’étais pris dans l’engrenage. Non, dans la Cordée.

J’ai découvert un environnement épuré mais chaleureux, propice au travail comme aux rencontres, même si les chaises sont un peu rudimentaires (j’ai du mal à décoller de mon Trône de Fer). Un coin « Starbucks » (café/fauteuils) où l’on peut aussi « coluncher« , un espace calme, des salles de réunion. Et des services amenés à se développer (réseau social, cours de yoga, consultations avec un comptable, et même… garde d’enfants !). Qui plus est, l’inscription donne accès à toutes les Cordées de Lyon et Paris. Et l’on se rêve traducteur itinérant avec des Cordées dans toutes la France !

Mais parlons « choses qui fâchent » : l’abonnement mensuel s’élève à 24 € auquel s’ajoutent les heures passées sur place (4 € pour les inscrits). En imaginant donc y passer une journée de 8 h par semaine, nous parvenons à un total de 180 € à 200 € par mois (frais déductibles du bénéfice, bien entendu). Je regrette juste une grosse disparité avec les tarifs lyonnais, probablement justifiée par la différence des loyers.

C’est une somme, mais si cela permet d’améliorer la productivité, de faire des rencontres et de varier le quotidien, c’est une dépense qui en vaut peut être la peine. Comme le dit si bien Judy Jenner : « having to walk up to people to say hello really forces me out of my comfort zone, which is a great thing ».

On en reparle dans quelques semaines ?

Google Reader, la fin des haricots

18 mars 2013 9 commentaires

Dans la rubrique des outils indispensables (et je ne parle pas que des traducteurs), un agrégateur de flux RSS est pour moi presque aussi important qu’un client de messagerie. Késkeucékunagrégateur ? Le service le plus connu est probablement celui de la pieuvre Google, le bien nommé Reader. Il sert à réunir sur une même page l’ensemble des flux, c’est-à-dire des articles publiés sur tous les sites que vous suivez. Comme une image vaut mieux que mille mots, voici une capture d’écran de mon Reader :

Cette capture ne montre qu’une poignée des 135 sites que je consulte régulièrement, pour le travail ou la détente. Cela m’évite ainsi d’ouvrir tous les jours 135 onglets pour voir si – éventuellement – il y a du nouveau contenu à lire. C’est en quelque sorte un journal personnalisé dont vous choisissez les sources et les sujets.

Oui mais voilà. Coup de tonnerre, ce matin, Google annonce la fin de son service dès le 1er juillet prochain.

Reader avait déjà été amputé de ses fonctions de partage il y a quelques mois pour inciter à la migration vers Google+, ce qui en avait un peu limité l’attrait pour ma part. Cette fois, il va falloir trouver un plan B. D’autant que Reader n’est pas qu’un site, c’est aussi un service de synchronisation sur lequel s’appuient de nombreuses applications pour vous faire lire vos flux de manière plus agréable, comme Feedly ou Flipboard.

Et maintenant ? Que vais-je faire ?
Comment faire pour rester au fait des actualités du monde de la traduction, sachant que les blogs du monde entier permettent d’avoir un certain panorama de la profession ? Il y a bien sûr les listes de discussions de la SFT ou de l’ATLF, les forums comme Proz le forum de traducteurs professionnels. Il y a les rencontres « IRL » avec les collègues (n’oubliez pas les rencontres de la traduction en marge du Salon du Livre, le 21 mars prochain !). Mais sur les sites des collègues ?

Et les plans B ne se bousculent pas au portillon. Les agrégateurs se comptent certes par milliers (en voici déjà cinq), mais aucun ne s’est vraiment imposé à mes yeux en termes de facilité et de clarté d’utilisation (ajouter un site à son flux en deux clics, rien de plus simple).

Il se trouve que j’utilise Feedly sur mes appareils mobiles depuis plusieurs années. Le service a évolué et présente aujourd’hui une interface très agréable. Mais pour l’heure, il continue d’aller chercher mes abonnements sur Reader. Les développeurs ont déjà annoncé qu’ils préparaient la mort de Reader et devraient proposer d’ici là un service de remplacement complet. Il n’y a plus qu’à espérer.

Perte de lectorat
Mais au-delà de l’aspect pratique, ce qui me chagrine le plus est peut-être que l’arrêt de Google Reader va pousser un certain nombre de personnes à simplement délaisser les flux (par manque de temps ou d’envie de chercher un remplaçant, par désintérêt…). Et de là découle un effet pervers : la perte de lectorat.

Comme je le disais en début d’article, je consulte régulièrement plus d’une centaine de sites. Sans agrégateur, il va sans dire que je n’en lirais pas la moitié. Si Quand Reader sera mis à mort, il y a fort à parier qu’un certain nombre de lecteurs arrêteront tout simplement de consulter ces sites.

L’effet sera peut-être minime, mais cela reste dommageable. Entretenir un blog demande du temps, de l’énergie, de la motivation. Les deux premiers sont déjà largement phagocytés par mon activité professionnelle. Sans lectorat, la motivation risque bien elle aussi de s’envoler…

Google Drive aura-t-il la peau de Dropbox ?

25 avril 2012 4 commentaires

I wrote about it almost a year ago here (Dropbox & Google?) and here (Dropbox & Gdocs: conclusion): why, oh why Google don’t launch a service « à la Dropbox » to sync files and edit them online?

Well it seems Mountain View heard me (because we all know they thoroughly read my blog).

Let’s come to the facts: this week, Google Drive went public. This service replaces Docs and works pretty much like Dropbox, synchronizing one folder between all your devices (smartphone, tablets, etc.) and with Drive homepage. But it offers the possibility to edit and create new documents directly online, which can be quite useful when you don’t have access to your computer.

Also, both services allow for only one folder to be synchronized. Don’t worry, if you’re a classifying crank and you don’t want to mess up your folders, here’s a solution: symbolic links.

But I’ll stick to what I’ve said: Google own file format (gsheet, gdoc) is not 100% compatible with MS Office. This means if you want to modify a Word document on Drive, you’ll first have to convert it, which can cause loss of format and maybe data (imagine converting a pretranslated doc with Crados…). For this reason, I cannot recommend Drive for a professional use. The risk of modifying my clients’ source documents is just too great at the moment. And contrary to Dropbox, you can’t retrieve older versions of your files.

And there’s the issue of available storage space. Drive offers 5 Gb; Dropbox only 2, but you can extend it to 18 Gb with referrals and various promotional offers. You can also buy space, and in this case Drive is much more attractive (even if prices skyrocketed with Drive: from 5$ per year, the 20-ish Gb cost now 2,50 $ per month).

So: Drive or Dropbox? Personally, I’ll use both: Dropbox for my professional files, as I am assured they won’t be deteriorated, and Drive for all other file types, such as drafts for my blog, letters, images, eBooks…

Anyway, be aware that Dropbox recently improved its referral system and offers now 500 Mb for each referral (vs. 250 Mb before). So if you don’t have a Dropbox account yet and want some extra storage space, click on this link.

Convertir des fichiers en PDF

7 février 2012 6 commentaires

Et si on reprenait nos bonnes vieilles habitudes avec un petit tour d’horizon des outils indispensables pour les traducteurs ? Vous trouverez les précédents messages de cette catégorie en suivant ce lien ; je présentais notamment la synchronisation des documents sur Dropbox ou encore comment faire un devis ou une facture.

Sur ces deux derniers posts, justement, je conseille fortement d’envoyer factures et devis en format PDF, ce qui présente l’avantage d’être protégé contre toute modification. Une lectrice m’a récemment demandé comment convertir un fichier en PDF. Rien de plus simple.

  • Si vous utilisez Office 2010 : l’enregistrement en PDF est proposé nativement par l’application. Il suffit pour cela « d’enregistrer sous » (dans l’onglet « fichier ») et de choisir, dans le menu déroulant, le format voulu. Un jeu d’enfant. La conversion est aussi possible avec OpenOffice (récemment renommé LibreOffice).
  • Si vous utilisez Office 2008 : il me semble que cette option n’était pas proposée par défaut, mais il existe un add-on (pardon, un module complémentaire) pour ajouter cette option.
  • Pour les versions antérieures d’Office et dans tous les autres cas : si vous ne pouvez pas enregistrer votre texte ou votre tableur directement en PDF, il existe une multitude de logiciels fonctionnant parfaitement. Il y a bien entendu la version professionnelle d’Adobe Acrobat, (très) payante, ou beaucoup plus simplement, des « imprimantes virtuelles ». Kézako ? Un petit logiciel qui installe une nouvelle « imprimante » dans votre liste de périphériques. Ainsi, si vous souhaitez enregistrer en PDF, il vous suffit d’aller dans le menu Fichier > Imprimer (ou plus simplement CTRL + P sous Windows) et de choisir l’imprimante virtuelle. Choisissez ensuite où enregistrer votre fichier, ta-da ! Le grand avantage de cette méthode est qu’elle est compatible avec toutes les applications. Vous pouvez ainsi imprimer une page internet pour la lire plus tard, un mail, etc. Pour ma part, j’utilise Cute PDF Writer, léger, gratuit et discret, mais il en existe d’autres.
  • Et les tablettes alors ? Ça mériterait un billet complet ! Alors que leurs ventes dépassent celles des ordinateurs classiques, la question de leur utilisation professionnelle va se poser de plus en plus. Je suis l’heureux possesseur d’une tablette « transformable » depuis l’été dernier, mais je dois avouer que ce n’est pas encore l’idéal pour la productivité (bien que cela puisse dépanner). Sachez en tout cas qu’il existe des applications telles que Office Converter pour Android ou iOS, gratuites, qui font ce qu’on leur demande, et c’est bien l’essentiel.

Sur un tout autre plan, je vous rappelle que si vous souhaitez vous inscrire à Dropbox (j’en avais parlé ici), je peux vous parrainer : parrain et filleul bénéficient tous deux d’un espace augmenté de 250 Mo, de quoi stocker un petit paquet de traductions supplémentaires ! Pour cela, envoyez-moi tout simplement un mail à laurent@anothertranslator.eu.

Dropbox et GDocs: conclusion

3 juillet 2011 4 commentaires

La semaine dernière, j’étais tout content de découvrir qu’il existait – enfin – des outils permettant de synchroniser le contenu de ma Dropbox avec Google Documents.

J’ai malheureusement bien vite déchanté, puisque j’ai perdu la mise en forme de TOUS mes documents sauvergardés. À ce jour, il existe plusieurs outils s’attelant tant bien que mal à la tâche. Voici mes impressions sur ceux que j’ai testés :

  • Syncdocs : ce semblait être le plus prometteur. À vrai dire il fonctionne bien. Un peu trop même, puisqu’il télécharge tout et tout le temps, y compris le cache et les fichiers supprimés ou cachés, ce qui vient polluer l’espace de stockage dont on dispose. Et je n’ai pas trouvé de moyen fiable d’y remédier. Pour l’heure, je me contente donc de synchroniser dans un seul sens (DP>GG). Pas top, mais l’outil est à garder à l’œil.
  • Cloud HQ : prometteur également, il propose d’intégrer Dropbox, Google et d’autres services. L’idée est bonne : dans Google, il crée une rubrique « Dropbox » dans la colonne de gauche. On peut également accéder à tous ces services depuis le site de Cloud, mais ce n’est pas le plus pratique. Et le pire, c’est que tous les fichiers Office 2010 et Open Office sont renommés en  « docx.doc » ou « odt.doc »… et sont donc téléchargés en double sur votre pc… De plus, le service deviendra payant à la fin de la beta. Désactivé et oublié.
  • Syncplicity : je ne l’ai pas testé, du fait de sa limitation à 2 Go pour la version gratuite et son prix élevé de 15 $ par mois en version payante. Et j’ai l’impression que ce n’est pas compatible avec les Mac. Ce serait à la rigueur un remplaçant à Dropbox.
  • Google Cloud Connect : installe une barre d’outil dans Office et synchronise les documents lorsqu’on les ouvre avec Office. Il ne permet pas de surveiller tout un dossier, donc ce n’est pas ce que je recherche.
  • Jookuu (Windows only) : est un logiciel qui propose une interface pour gérer un ou plusieurs comptes Dropbox, Google et Box.net. Je n’aime pas trop l’idée d’avoir à passer par un logiciel et je préfère la formule Dropbox, qui fonctionne en tâche de fond. Je teste quand même.
  • D’autres services existent : insynch (beta sur invitation), SugarSync (payant), Cloud Hero (payant), Cloudseed (en suspens)

Aucun outil ne me donne donc entière satisfaction à ce jour. J’attends avec impatience une solution made in Dropbox, ce qui semble être dans les tuyaux (votez si vous avez un compte !). Ou que Google se décide à mettre en place une synchro digne de Picasa…

Dropbox et GoogleDocs ?

1 juillet 2011 0 commentaire

C’est (presque) possible !

Dropbox, c’est chouette. J’en ai déjà parlé là. Google Docs aussi, c’est pas mal : la collaboration en ligne est plus facile que jamais et on peut éditer des documents directement sur le web, pratique quand on travaille à partir d’un smartphone ou d’une tablette (comme celle-ci, bientôt entre mes petites mains).

Mais voilà, Dropbox ne permet pas de voir ou d’éditer des documents sans les télécharger. Et dès qu’on veut un peu plus d’espace, il faut quand même sortir 10 $ par mois (ou 100 $ par an) pour 50 Go : une dépense conséquente. Du côté de chez Google, il n’existe aucun système de synchronisation entre fichiers locaux et en ligne (je ne parle pas de Google Cloud Connect, simple pis-aller lourd et peu pratique). Cela dit, l’espace de stockage est bien meilleur marché : six petits dollars par an pour 20 Go. Et si vous tenez vraiment à sortir 100 $, vous obtiendrez… 400 Go !

(Cliquez sur l’image pour agrandir)

Bref, vous voyez où je veux en venir : je cherchais depuis plusieurs mois un système pour synchroniser Dropbox et Google. Ce petit soft, je l’ai enfin trouvé, il s’appelle SyncDocs.

Il fonctionne exactement de la même manière que Dropbox, et si vous choisissez le même dossier de destination pour les deux services, vous aurez ainsi deux sauvegardes pour vos documents. De plus, SyncDocs est gratuit et fonctionne sans inscription. En revanche, il semble y avoir encore un certain nombre de bugs, notamment dans la conversion des fichiers entre Microsoft et Google – c’est encore une version beta. Ça oblige aussi à avoir deux logiciels ouverts sur son pc pour la synchronisation, mais en attendant un outil officiel, c’est un moindre mal !

Alors, heureux ?

 

Mise à jour : Pas si heureux que ça. Après plusieurs jours de test, je dois dire qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Premièrement, la conversion par Google Docs est souvent approximative. De plus, lorsque l’on dirige Dropbox et Syncdocs sur un même dossier, le cache de Dropbox est téléchargé sur le PC et sur GGdocs (une solution ici). Enfin, tous mes fichiers sont également téléchargés en double sur mon pc, à la racine du dossier synchronisé. L’astuce, qui ne fonctionne pas toujours, consisterait à sélectionner tous les fichiers de la page « Accueil » sur Google, puis à choisir Actions>Ne pas afficher sur la page d’accueil. Pour moi, ça ne fonctionne pas à 100%.

Mise à jour 2 : Tout ça me pose pas mal de souci et un joli mal de crâne. Je pense abandonner l’idée pour le moment. Je vais tester Cloud HQ, pendant quelques jours, et je vous en reparlerai bientôt. Il existe aussi la solution Syncplicity, malheureusement limité à 2 Go pour sa version gratuite.

La facture en traduction

13 juin 2011 12 commentaires

Pour commencer cette nouvelle semaine du bon pied, comme promis, voici un nouvel épisode de la saga sur les outils du traducteur. Après avoir vu comment et pourquoi faire un devis en traduction, je vais donc vous parler des factures. Si le pourquoi semble évident, le comment est plus mystérieux.

N’oubliez pas que ces informations concernent le marché français uniquement.

La Chambre de commerce et d’industrie de Lyon propose un document très complet sur la facture, définie comme « un document de nature comptable établi par l’entreprise commerciale pour constater les conditions d’achat et de vente de produits, denrées, marchandises ou services rendus ».

La liste de mentions obligatoires étant assez longue, je ne vais pas la copier ici, mais je vous renvoie au document en question.

Un point qui me tient à cœur : le délai de paiement. La loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 instaure un délai de paiement limité à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture. Mais rien ne vous empêche de réduire ce paiement, notamment dans vos CGV, à 30 jours par exemple.

Petites précisions terminologiques : l’expression « 30 jours fin de mois » signifie que l’on compte 30 jours, puis on se place à la fin du mois (exemple : je fais ma facture le 10 juin, j’ajoute 30 jours, soit le 10 juillet, et je saute à la fin du mois : la facture est donc à régler le 31 juillet au plus tard). L’expression « 60 jours à compter de la date d’émission » signifie tout simplement 60 jours calendaires : une facture émise le 10 juin est à régler le 10 août.

Pour ma part, j’ai ajouté sur mes factures que tout retard de paiement était susceptible d’être pénalisé à hauteur de 15% du montant de la facture. La loi citée ci-dessus indique quant à elle que « le taux d’intérêt minimal des pénalités de retard sera porté à 3 fois le taux d’intérêt légal ».

Les autoentrepreneurs, qui ne sont pas assujettis à la TVA, ont deux autres mentions obligatoires :

– À côté du montant total à payer : TVA non applicable, art.293-B du CGI

– À côté de votre numéro SIRET et code APE : Dispensé d’immatriculation en application de l’article L123-1-1 du code de commerce ou en application du V de l’article 10 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement du commerce et de l’artisanat

Et comme je suis un Bisounours, voici un modèle de facture que vous pourrez adapter et utiliser à votre convenance. Pour la petite histoire, je le fais sous un tableur pour me faciliter les calculs, mais sous Word, ça fonctionne tout aussi bien. Ah et tant que j’y pense : enregistrez vos factures en PDF avant de les envoyer, ça évitera des soucis.

Modèle de facture

Le devis en traduction

6 juin 2011 11 commentaires

J’aimerais revenir un peu aux sources de NJATB, à son utilité initiale : donner des conseils et des infos pratiques sur la traduction. Aujourd’hui, je vais donc vous donner toutes les informations nécessaires pour faire un bon devis. Et demain, on parlera facture.

Une petite précision s’impose avant de commencer : les informations que je vais vous donner ici concernent le marché français uniquement. Il peut y avoir des différences significatives dans les autres pays, que ce soit au Canada, en Belgique ou dans les pays anglophones. Pensez donc à adapter le devis à la loi de votre pays.

Un devis, à quoi ça sert ? Comme on dit souvent : mieux vaut prévenir que guérir. La pire chose qui puisse se produire est qu’un client peu scrupuleux nie avoir commandé une traduction après que vous lui avez renvoyé votre travail, tout ça pour avoir un texte à l’œil. Et sans devis, bon de commande ou autre trace écrite, vous n’avez rien pour prouver sa mauvaise foi.

Si une simple gribouille peut faire l’affaire, comme un e-mail où le client vous demande de traduire tel document, mieux vaut généralement un bon de commande (émis par le client) ou un devis (émis par le traducteur) en bonne et due forme. Et puis ça ne coûte que quelques minutes…

Il existe alors un certain nombre de mentions à faire figurer sur le devis : coordonnées du traducteur et du demandeur, date de réception, de livraison, titre du texte, délai de validité du devis, tarif à l’unité (mot, page), tarif total, conditions de facturation… Et le fameux « Bon pour accord » du client.

Plutôt que de vous laisser davantage dans le doute, je vous propose de télécharger ci-dessous un modèle de devis type pour la traduction. Vous devez bien entendu adapter le contenu à vos besoin, en ajoutant notamment vos conditions de vente (ou celles de la SFT) et les termes négociés directement avec votre client.

Modèle de devis

Sachez qu’il est également possible de demander un acompte, ce qui est pratiqué par de nombreuses professions, notamment pour les contrats les plus importants

Prochain épisode : la facture !

Outils à gogo

13 mars 2011 7 commentaires

Alors que j’essaye péniblement de profiter du soleil et de la vie nocturne travailler mon castillan à Barcelone entre deux contrats de traduction (qui a dit que je me plaignais ?), je tenais à partager de nouveaux outils qui pourraient s’avérer utiles.

Pour mémoire, je vous avais déjà présenté récemment Xmarks (et Firefox Sync, qui a l’avantage d’être également compatible avec la version portable de Firefox sur mobiles et tablettes Android), Dropbox et iDispo (qui n’a pas l’air de susciter beaucoup d’émoi parmi mes lecteurs), passons aujourd’hui à quelques sites bien utiles.

1) D’autres en ont parlé avant moi, c’est pourquoi je ne l’avais pas encore mentionné, mais Linguee est devenu un site incontournable dans mon travail, d’autant que j’ai régulièrement à faire avec des textes de l’UE et de l’ONU. Je regrette juste l’absence, comme sur Word Reference, de l’italien (alors qu’on trouve le portugais).

2) Ma trouvaille du jour, découverte au détour de mes lectures sur About Translation, est un peu dans le même style. Je suis sûr que vous avez déjà fait des recherches sur Google juste pour voir le nombre de résultats et choisir la solution la plus courante (si, si, on l’a tous déjà fait). Et bien sachez qu’il désormais existe un outil tout fait rien que pour ça. Ça s’appelle Phras.in ; vous mettez les deux expressions que vous voulez comparer dans les deux ptites boites, et ça vous donne le nombre de résultats pour chacune d’elle, avec plus bas le contexte. Simple, rapide, efficace et fonctionne dans toutes les langues.

3) Encore un site à l’idée très simple : Corrige-moi ! Un petit correcteur en ligne (qui n’a pas la prétention – ni l’efficacité – d’un Antidote), où il vous suffit de choisir la langue à corriger et de coller votre texte dans la boite prévue à cet effet. Le gros bonus : ça fonctionne dans quinze langues nationales, trois régionales (afrikaans, breton et catalan) et en espéranto ! On est servi.

iDispo: Organisation 2.0

3 mars 2011 2 commentaires

Après Dropbox et Xmarks, on continue dans la série des outils pratiques. Celui dont je vais vous parler aujourd’hui n’est pas encore accessible, mais il est plus que prometteur. Et pour ne rien gâcher, cocorico, c’est un frenchy, Ismaël Nzouetom, qui est derrière tout ça. Cette petite perle au potentiel énorme s’appelle iDispo. Et si l’idée de départ est plutôt simple, ses tenants et aboutissants sont pratiquement infinis.

Voici ce que l’on peut lire, en toute sobriété, sur le site en construction d’iDispo:

Rien que ça. En d’autres termes, il s’agit de mettre en place un « service universel de gestion de la disponibilité » selon les mots de PC Inpact, qui consacre un dossier à cette belle promesse.

Concrètement, le but est de pouvoir réserver une place au restaurant, un créneau chez le médecin, bloquer une semaine de traduction… C’est-à-dire fixer des rendez-vous entre particuliers et professionnels (B2C), voire entre professionnels (B2B). Sans entrer dans les détails techniques, il s’agit « de fédérer tout un ensemble de solutions existantes pour devenir le ciment qui va lier le tout. » Pour cela, il suffit de se créer un compte iDispo et d’y relier ses comptes Google et Facebook, par exemple, pour que les événements Facebook apparaissent directement dans votre agenda Google. On peut donc relier des agendas et des outils a priori sans rapport, créer des rendez-vous et les partager avec ses contacts. Les professionnels pourront quant à eux afficher publiquement leurs disponibilités et il suffira d’un clic pour réserver sa place chez le coiffeur.

Imaginez: après un sondage Doodle pour organiser une réunion, le secrétaire n’aura qu’à ajouter le rendez-vous sur iDispo pour que tous les participants soient avertis et aient automatiquement un nouveau rendez-vous inscrits dans leur agenda électronique.

Quel intérêt pour la traduction, me direz-vous? C’est encore dur à imaginer, mais on peut concevoir que les chefs de projets des agences auront accès au calendrier de chaque traducteur et pourront mieux dispatcher les traductions, sans passer 15 appels avant de trouver une personne de libre. Le potentiel est énorme et la seule limite à l’heure actuelle est mon imagination!

iDispo devrait être présenté publiquement et mis en ligne dans les semaines à venir. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire la plus grande innovation du web depuis Google.

Synchronisation de fichiers: Dropbox and Xmarks

26 janvier 2011 7 commentaires

Au fond, les traducteurs sont un peu des geeks. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Ma Voisine. Mais j’en suis la preuve vivante : si je n’ai pas un pc dernier cri, capable de faire tourner rapidement 15 logiciels en même temps, je me mets à trembler comme un junkie en manque. C’était justement le cas fin 2010, lorsque mon pc portable, jusqu’alors outil de travail principal, commençait à montrer des signes de fatigue. J’ai donc investi dans un pc de bureau que j’ai pris un malin plaisir à monter moi-même.

Tout ça pour dire qu’avec deux pc, un nouveau problème est apparu : comment faire pour avoir sensiblement les mêmes documents entre mes deux stations de travail, afin que je puisse travailler avec l’un ou l’autre indifféremment ?

Il va sans dire que je n’avais aucune intention de passer des heures à chercher sur quel pc se trouvait la dernière version de ma traduction en cours, ni à faire des transferts sans fin sur mon réseau privé ou par clef USB.

J’ai donc opté pour la solution Dropbox. Dropbox est un service (gratuit jusqu’à 2Go d’espace) qui vous permet de sauvegarder en ligne (dans le cloud, comme on dit aujourd’hui) le contenu d’un dossier spécifique sur votre PC. Mais la petite boîte de dépôt permet également de synchroniser automatiquement ce dossier entre plusieurs PC. Je m’en servais déjà depuis plusieurs mois comme stockage en ligne pour mes documents les plus importants, c’est aujourd’hui mon dossier de (p)référence!

Les deux autres avantages de Dropbox: d’une part, tous vos fichiers sont accessibles en se connectant sur le site, on peut donc y accéder depuis n’importe quel PC. D’autre part, « il y a une application pour ça », comme dit la pub, et tout est donc accessible sur votre téléphone. Magique. En revanche, Dropbox ne synchronise que les fichiers contenus dans le dossier spécifique (« My Dropbox »), ce qui oblige à tout avoir dans le même dossier. C’est un peu gênant, mais il y a des chances que cela évolue.

[Edit: il existe en fait des solutions pour synchroniser différents dossiers, tout est expliqué par nos gentils internautes dans les commentaires]

Enfin, Dropbox permet de partager des dossiers entre deux utilisateurs ou plus. Dans notre métier, cela pourrait se traduire par des fichiers partagés entre un traducteur et son client : finis les envois de fichiers volumineux par e-mail ou via des systèmes tels que YouSendIt.

J’ai donc mes fichiers les plus importants synchronisés. Chouette. Mais quid des favoris internet alors ? Et bien en ce qui me concerne, j’utilise sur Firefox un petit module complémentaire très discret, Xmarks, qui fonctionne sur le même principe que Dropbox, et qui se souvient même de vos onglets ouverts!

[Edit 2: Je viens de mettre la main sur un autre module pour Firefox, et il s’agit d’ailleurs du plug-in de Mozilla qui deviendra natif sur les prochaines versions du navigateur, il s’agit de Firefox Sync. Notez par ailleurs qu’il permet aussi de synchroniser les versions mobiles de Firefox sur téléphones Android notamment]

Vous trouverez d’autres infos pour le stockage en ligne sur les blogs Naked Translations et  Musings from an Overworked Translator. Ne manquez pas non plus ce petit avertissement sur le cloud de Translate This!. Et si vous souhaitez bénéficier de 250Mo en plus des 2Go gratuits de Dropbox, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ou un mail, et je vous ferai parvenir une invitation!