Quand les agences se diversifient (Mise à jour)

25 février 2009 2 commentaires

Que ne feraient-pas les agences de traduction pour grandir. À l’ère du tout-tout-de-suite-ultra-concurrentiel, il faut savoir se démarquer des autres afin d’attirer de nouveaux clients et des partenaires de choix. Les agences de traductions débordent d’idées et d’initiatives, et si certains y voient des conflits d’intérêts, on peut également souligner que ce brainstorming (pardon, remue-méninges) géant ne peut que stimuler un milieu aussi peu règlementé que la traduction.

Ainsi, je vous ai déjà parlé de l’enquête sur le marché du travail mené par l’agence Trad’Online (dans ce billet) ou, plus récemment, du « livre blanc » d’A4 Traduction. On trouve également de plus en plus d’agences blocnoteuses, à l’image de Point Blank, le blog d’Elite Bilingual, de l’Observatoire de la traduction d’Anyword ou encore de Translations into French de l’agence E2F. Mais le précurseur reste encore l’agence parisienne Eurotexte, à l’origine de Traducteurs Sans Frontières, créé en 1993 pour aider Médecins sans frontières et autres ONG grâce au travail de traducteurs bénévoles.

Je rajoute quelques liens suggérés par Nicolas dans les commentaires (merci !) :

Que pensez-vous de ces initiatives ? Simple piège marketing ou véritables engagements altruistes ?

2 réflexions au sujet de « Quand les agences se diversifient (Mise à jour) »

  1. Nicolas

    Je partage ton point de vue Laurent. Je me méfie des agences pour lesquelles tout est bon pour le marketing. A propos des blogs, l’honnêteté de la démarche saute aux yeux quand son auteur ne cesse d’inonder les sites Internet de commentaires pour sa propre publicité, remplit ses billets de liens et tombe dans la facilité en commentant brièvement l’actualité, ceci dans un seul but : le référencement… Je m’arrête là mais pour nuancer mon propos, il est clair que d’autres auteurs/agences de traductions cherchent réellement à partager leur passion et leur connaissance du métier ainsi qu’à contribuer à l’amélioration de la société. Je te conseille Medical Translation Blog et Oversetter, le blog de Nick Rosenthal, sans oublier Yndigo.

  2. Glenn

    Laurent,

    Venant tout juste de trouver ton blog — par un lien en effet planté dans le mien — je saute sur l’occasion pour répondre à ta question posée dans ce billet vieux déjà de quelques mois.

    Franchement non, il n’y a pas d’engagement purement altruiste en business. Monter un blog pour une agence, c’est avec l’arière pensée que cela va attirer plus de monde sur ton site ou bien que ce vernis de transparence ait de quoi convaincre tes clients que même dans les coulisses de ton entité tout soit très correcte.

    Point de départ cynique? Peut-être, mais les agences de traductions sont retardataires en matière de marketing sur internet par rapport à d’autres secteurs car ils sont pour la plupart de très petits établissements. Ils sont en train de tater le terrain pour voir si ça marche.

    Pour moi, donné que mes clients sont des avocats qui ne passent pas leur journées à lire des blogs (de traduction au moins), je me suis rendu compte que cela n’aurait pas pour objet de communiquer directement avec ceux-là, mais plutôt avec mes traducteurs. Ainsi on peut traiter des sujets plus en profondeur et, dans un deuxieme temps, si, par le moyen d’un moteur de recherche un client éventuel tombe sur mon blog et qu’il écoute aux portes de cette conversion virtuelle, il va, je l’espere, nous trouver sérieux et capables.

    Donc les raisons pour lesquelles on entame un blog pourraient changer. Le blog est un processus lent, qu’il faut alimenter peu à peu — non pas un élément de marketing simple ou infaillible. Il faut donner à tes lecteurs des propos étoffés.

    Alors, merci d’avoir mentionné mon blog — je revisiterai le tien qui me plaît beaucoup !

    Glenn

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