SFT, ATLF, ATA, ITI, CIoL…

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Acronymes et sigles parsèment le chemin du traducteur en quête d'un réseau, d'une communauté, d'un cadre dans lequel il pourra exercer son métier en toute confiance. Loin d'être une étape obligatoire, les associations de traducteurs mériteraient pourtant à être plus largement considérées. D'après un sondage sur Proz, près de 60% des traducteurs professionnels n'appartiennent à aucune association. Pourtant, à première vue, tous les membres en tirent de nombreux bénéfices : conseils juridiques, réseau professionnel, revues spécialisées, meilleure visibilité, formation, etc.

Mais alors pourquoi les associations sont-elles aussi peu répandues parmi les traducteurs ? À mon sens, il existe clairement un manque de communication de la part des associations, qui se contentent la plupart du temps d'entretenir un site web plus ou moins intéressant, sans forcément chercher à se faire connaitre. Je suppose qu'une grande partie des traducteurs ne s'est tout simplement jamais posée la question. Sans compter que les frais et les modalités d'inscription sont très variables et peuvent parfois rebuter le quidam. Et que l'adhésion passe parfois par des tests de compétences ardus (selon les organismes, on peut y échapper en justifiant d'un diplôme ou d'une expérience pertinente). Leurs détracteurs soutiennent d'ailleurs que l'engagement associatif est chronophage et/ou argyrophage. Petit tour d'horizon non exhaustif des associations :

-En France, les plus connues sont la FIT est la SFT. Mon expérience avec cette dernière est mitigée : j'ai voulu rejoindre leurs rangs ces dernières semaines, mais la porte m'a été claquée à la barbe sans ménagement. J'ai eu la mauvaise surprise de m'entendre dire que je devais impérativement fournir un bulletin de salaire ou une déclaration URSSAF de plus d'un an (ce que je n'ai pas, merci les stages), sans quoi mon inscription ne pourrait être validée. Pourtant, il me suffirait d'attendre encore quelques semaines pour que mes bulletins de paie aient plus d'un an. Logique.
Outre la SFT, le traducteur pourra également croiser la route de l'Association des traducteurs littéraires de France (ATLF) ou de la Guilde européenne des traducteurs (GET). Je ne connais ni l'une, ni l'autre, mais la GET semble faire l'objet de quelques suspicions (voir ce sujet, sur Proz).

-En Grande-Bretagne, deux grands organismes se partagent l'affiche : l'Institute of Translation and Interpreting (ITI) et le Chartered Institute of Linguists (CIoL). Si cette dernière est ouverte à tous les linguistes, les deux associations proposent de nombreux avantages aux traducteurs et interprètes. Une autre discussion sur Proz aborde la question.

-Les traducteurs américains peuvent compter sur l'American Translator Association (ATA) et ses délégations locales. Là encore, on retrouve les avantages habituels : annuaires, conférences, formations...

-Sans oublier toutes les associations nationales : AITI en Italie, ATTLC au Canada, BDU en Allemagne... La liste très exhaustive est sur le site Lexicool.

Wow. On s'y perd. Que choisir ? Tout dépendra de votre lieu de résidence, vos langues de travail, vos moyens financiers (des adhésions à 150 ou 200€, ce n'est pas donné à tout le monde), ou simplement de vos affinités. La réponse universelle, n'existe pas ; chaque traducteur à ses préférences.

Personnellement, outre la SFT, je suis membre des anciens étudiants de l'ESIT et je tente l'expérience auprès du CIoL en Angleterre, je vous tiendrai au courant de ce qu'il en ressort.

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6 Comments (+add yours?)

  1. LaurentG
    Mar 23, 2009 @ 16:51:00

    A noter : l’ATA américaine sert aussi pour “certifier” les traducteurs.

    En effet, aux USA, il n’existe pas de traducteurs assermentés par l’Etat fédéral ou les Etats fédérés comme en France.

    Un traducteur certifié ATA peut donc parfois permettre de renforcer le poids juridique d’une traduction.

  2. Laurent
    Mar 25, 2009 @ 10:52:00

    Exact. Je n’ai pas évoqué les différentes certifications délivrées par toutes ces asso. Un certain nombre offre la possibilité de se faire certifié soit à l’échelle nationale (comme l’ATA) soit au niveau de l’asso elle-même (CIoL) offrant des avantages supplémentaires par rapport à une adhésion “simple”

  3. transtextuel
    Mar 30, 2009 @ 13:57:00

    La dame de la SFT qui répond aux nymelles s’est montrée très aimable et cordiale avec moi à chaque échange.

    Extrait d’un mail de sa part – absolument pas perso – qui date un peu :
    L’obtention de votre diplôme vous permettra d’accéder directement au statut de membre de plein droit.

    Attention : la SFT étant un Syndicat, elle ne peut admettre en son sein que des traducteurs / interprètes en exercice. La condition d’accès aux deux statuts (membres candidats : expérience professionnelle inférieure à 1 an ; membres de plein droit : expérience professionnelle inférieure à 1 an mais titulaire d’un diplôme en traduction et expérience professionnelle supérieure à 1 an) est l’exercice légal de votre activité.”

    Les conditions auraient-elles changé ? Les jeunes diplômés qui viennent de signer un contrat devraient-ils éclaircir la question de membre candidat ?

    A éclaircir.

  4. Alys
    Mar 31, 2009 @ 16:01:00

    Oui, c’est ce qu’on nous avait dit à une formation de la SFT en décembre 2007 : que les jeunes diplômés depuis peu pouvaient s’inscrire directement. Si je me souviens bien en tout cas.

  5. Les piles intermédiaires
    Aug 05, 2009 @ 21:31:50

    Et en France, n'oubliez pas l'ATAA (Association des traducteurs adaptateurs de l'audiovisuel)… récente, modeste, mais dynamique !
    Son site :
    http://www.traducteurs-av.org/
    Son blog :
    http://www.traducteurs-av.org/blog/

    Je reviendrai sur le vôtre, il est très sympathique !

  6. Laurent
    Aug 05, 2009 @ 21:55:09

    Tout à fait, je comptais d'ailleurs écrire un petit mot sur l'ATAA un de ces quatre ! Quant à moi, je suis déjà lecteur abonné et assidu des Piles !