Rates in Technical Translation
Jan 21
Reminder: this is only a recap of the French article. To read the full post, click on the French flag on the upper right corner of the page.
This is certainly a vast question: what rates for technical translations? I will not give numbers, as it is almost impossible to determine a fixed price for an intellectual service. But here are some pieces of advice to set a fair price.
So how should you choose your rates? It all depends on the type of text, the deadline, your skills, the languages, etc. To get an idea of the market, the French translators association SFT conducts an annual survey. For 2008, you can see that the average rate for an English to French translation is €0.12 per word, but can reach €0.40! Whereas Finnish to French seems pretty lucrative with an average of €0.31.
The translation agency TradOnline and the European Council for Literary Translators also published rates surveys (links below). Also, here are some great blog loaded with essentials tips.
- Naked Translations: "10 Tricky Situations Translators Might Find Themselves In and How To Get Out of Them" and "More translators' tricky situations";
- La Parole Exportée, on completely unacceptable rates;
- Thoughts on Translation: Avoiding beginner’s mistakes;
- About Translation, with 4 posts for young translators on résumés, sending it out, contacting prospects and translation tests.
Download the translation rates surveys of the SFT, TradOnline and the CEATL.








Jan 24, 2009 @ 01:10:00
Bonjour Laurent,
Je suis intrigué par cette notion facturation au “mot source” ou au “mot cible”.
N’y a t-il pas une sorte d’usage ou convention tacite dans le domaine qui fixerait ce point? D’après ce que tu sous-entends ce n’est pas le cas.
Quels sont alors les critères de choix? J’imagine que ce doit être un point critique lors de la négociation commerciale.
Merci pour ton éclairage!
Jan 24, 2009 @ 09:58:00
Excellents liens, j’aime bcp Naked Translations!
Je pleure de ne pas être parti à Helsinki pour Erasmus au lieu de l’Espagne (0,31 EUR!!)
Emma
Jan 24, 2009 @ 14:37:00
@TTT
Il me semble que la facturation au mot source est plus fréquemment utilisée: cette méthode à l’avantage de permettre aux deux parties (client et traducteur) de connaitre exactement le nombre de mots (et donc le prix de la traduction) avant même le début du travail.
La facturation au mot cible (ou mot traduit) peut être avantageuse selon les combinaisons linguistiques. En effet, certaines langues sont plus concises que d’autres pour exprimer la même chose. Par exemple, le français utilise environ 20% de mots de plus que l’anglais. C’est ce qu’on appelle le coefficient de foisonnement. Pour estimer le nombre de mots traduits, il faut donc ajouter ce coefficient au nombre de mots du texte à traduire.
C’est un point intéressant que je vais tâcher d’approfondir dans un nouveau billet ces jours-ci.
Jan 25, 2009 @ 14:45:00
Merci pour ces précisions… qui m’amènent d’autres questions!
$ La nature du texte traduit (littéraire ou doc technique par exemple) a t-il une influence significative sur ces coefficients de foisonnement?
$ D’un point de vue strictement logique, il me semble que plus une langue est riche, plus elle est concise. (Un concept ayant de plus grandes chances de pouvoir être exprimé par un mot unique) Est-ce réellement le cas?
Si jamais tu as le temps de nous donner quelques éléments de réponse à ce sujet dans tes prochains billets…
Jan 26, 2009 @ 11:32:00
@TTT
Comme je l’ai dit, j’essayerai de traiter cette vaste question bientôt. Mais je peux déjà tâcher d’apporter quelques éléments de réponse (personnelle!):
-La nature du texte influe-t-elle sur le coeff de foisonnement? Je l’ignore. J’aurais tendance à dire que les textes techniques foisonnent peut-être moins, puisque la richesse linguistique d’un domaine déterminé est par définition limité. C’est à creuser !
-Une langue plus riche peut en effet être plus concise. Mais elle peut également utiliser plus de mots pour exprimer toutes les nuances. Le français est bien plus riche que l’anglais, pourtant très concis. On peut dire que les anglophones ont tendance à aller droit à l’essentiel. Mais est-ce parce que la langue est concise qu’ils vont à l’essentiel, ou bien l’inverse?
J’ai peur que ce débat socio-linguistique ne soit plus de mon ressort!
Jan 28, 2009 @ 13:53:00
Bonjour Laurent,
Merci pour ces précisions concernant la facturation du mot source ou cible. En traduction littéraire, la facturation correspond généralement au nombre de feuillets dans la langue d’arrivée auquel il faut appliquer le coefficient de foisonnement. Maintenant, savoir quel coefficient appliquer n’est pas chose facile!
L’Association des traducteurs littéraires de France indique comment calculer le feuillet dans la langue d’arrivée:
http://www.atlf.org/05-Petit-glossaire-du-traducteur.html
Elle donne également un aperçu de la rémunération des traducteurs selon la langue source.
http://www.atlf.org/Remuneration.html
Aug 19, 2009 @ 11:31:33
Merci pour ces informations précieuses. Je me permets de poser quelques questions. Je suis traductrice littéraire et n'ait pas d'expérience en matière de traduction technique. Un éditeur me propose de traduire un livre de management pour lequel il me demande mon tarif. Les tarifs sont-ils les mêmes, qu'on travaille pour une agence ou pour un éditeur ? Dans le cas d'une traduction littéraire, je signe un contrat de droits d'auteur (en général 1%) spécifiant le montant de l'avance correspondant à un tarif au feuillet de 1500 signes. Sur votre site, il est question de devis et de bon de commande. Il n'y a de droits d'auteur en traduction technique ? Même lorsqu'on travaille pour un éditeur ? En traduction littéraire, l'avance sur droits d'auteur est souvent payée en trois tiers, l'un à la signature du contrat, le deuxième à la remise et le troisième à l'acceptation de la traduction. Qu'en est-il dans le cas d'une traduction technique ?
Merci d'avance de vos réponses !
Anne-Lucie
Aug 21, 2009 @ 08:41:01
@Anne-Lucie : En fait, on distinque généralement la traduction littéraire (de roman, etc), la traduction d'édition (pour des ouvrages plus techniques) et la traduction technique (pour des clients très spécialisés, avec devis et factures).
Le traducteur d'édition est donc bien entendu payé en droits d'auteurs (à condition que le donneur d'ouvrage soit affilié à l'Agessa). Dans ce cas, effectivement, les parties s'accordent sur un contrat, spécifiant le tarif au feuillet source et le montant final, avant la traduction. En ce qui me concerne, je suis payé en intégralité à la remise de la traduction.
Pour les tarifs, tout dépend des clients, mais de manière générale, l'édition paye mieux que le littéraire, et le technique pur paye mieux que l'édition !
Aug 22, 2009 @ 09:53:16
Merci de cette réponse !
Anne-Lucie