Pourquoi je n’utilise plus Twitter

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Ou plutôt : pourquoi je ne l'utilise presque plus. Mes "followeurs" auront probablement remarqué que je suis bien silencieux sur le site de microblogging depuis plusieurs mois maintenant (mon dernier tweet remontant au 7 décembre exactement). La raison est simple : le flux d'information est trop intense.

Cela tient selon moi à la nature éphémère d'un tweet, affiché quelques minutes seulement avant d'aller se perdre dans les arcanes du web. En effet, la page d'accueil personnalisée, qui recense tous les messages des comptes auxquels vous êtes abonné, est régulièrement réactualisée pour afficher les tweets en temps réels. Même en étant abonné à "seulement" 150 comptes et des poussières, il est impossible de lire les centaines de messages publiés quotidiennement sans y passer des heures.

De fait, Twitter est, à mon sens, un espace d'expression sans aucun doute intéressant, mais certainement pas un espace de discussion, c'est-à-dire propice aux échanges.

Mais je disais donc que je n'utilise presque plus Twitter. La seule chose qui me rattache encore à Piou-piou, c'est mon abonnement au hashtag #xl8 (et un profane largué, un). Pour faire simple, je reçois automatiquement tous les messages liés à la traduction sur mon lecteur de flux (j'utilise Google Reader). Malheureusement, j'ai déjà du mal à lire la cinquantaine que je reçois tous les jours.

Je dois avouer que si Twitter ne me sert qu'à faire la pub de mon blog, sans écouter ce que les autres ont à dire, je n'en vois plus l'utilité.

La bibliothèque idéale du traducteur

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Twitter, on commence à connaître. Bien que relativement jeune (en France, du moins), le micro-réseau social s'installe progressivement dans notre vie, et on ne cesse de lui trouver de nouvelles utilisations (ou bien de s'en désintéresser complétement, mais c'est une autre histoire).

Notre gazouilleur préféré avait déjà été un allié précieux lors de mon petit "concours de bureaux de traducteurs". Il ne m'a pas trahi non plus lorsque j'ai voulu lister les lectures indispensables des traducteurs : une bibliothèque idéale par les traducteurs, pour les traducteurs. J'ai ainsi pu réunir près de 15 titres, dont certains m'ont été recommandés par leurs auteurs directement.

Beaucoup ne sont pas traduits (qu'attendons-nous ?!), mais pour les ouvrages francophones ou traduits, j'indiquerai uniquement la référence en français (pour ne pas surcharger ce billet) avec un lien vers la page Amazon si possible. Il va de soi que je n'ai malheureusement pas tout lu et que cette liste n'est pas exhaustive : libre à vous donc d'en rajouter dans les commentaires. A vos livres, prêts ? Partez !

Les bases : les lectures pour comprendre la théorie et la pratique de la traduction.

-En français :

-En anglais :

Développer son activité : développer de nouvelles compétences, mieux vendre ses services, etc.

-En français, pour la révision et la gestion de projet :

-Notions de marketing en anglais :

-Productivité et développement personnel :

Le bonus : un deux romans sur la traduction littéraire et un autre tout récent d'un traducteur-écrivain rebelle (Matthieussent)
(Merci à Wendy, Katerina, Nad, Blandine, Clémence, Valérie, Corinne et François pour leur suggestions twittées, ainsi qu'à Céline, Fanny, Eve et Chloé pour leurs commentaires)
Le site onlinecollege.org propose également une liste de 20 livres pour les amoureux des langues (tous en anglais) que vous trouverez ici : "20 Best Books for Language Lovers".

Fail

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Vous avez une heure à tuer ? Vous traduisez de l'allemand vers l'anglais ? J'ai le job idéal pour vous (ou pas) : 1,4 million de mots à 0,04€. Prenez votre temps :

Quoting deadline: Mar 30, 2010 21:00 CEST (GMT+2)
Delivery deadline: Mar 30, 2010 22:00 CEST (GMT+2)

Et voila pourquoi je ne compte pas sur Proz et compagnie pour trouver du travail.

(Merci à Chris Irwin, alias @Textklick, pour l'info)

Perdus dans la traduction ?

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Ne serait-ce pas plutôt "perdus dans l'imagination" ?

Avez-vous remarqué à quel point l'expression "Lost in Translation" est répandue sur la toile ? Une simple requête Google renvoie pas moins de 2,9 millions de résultats (en 0,40 secondes, s'il vous plaît). Certes, un grand nombre de ces résultats concerne directement le film de Sofia Coppola sorti en 2004. Mais en creusant un tout petit peu plus loin, on s'aperçoit que l'expression est systématiquement utilisé dès qu'un article aborde, même de loin, les langues.

Il y a quelques semaines déjà, sur Twitter, un léger ras-le-bol se faisait ressentir du côté des traducteurs. Après tout, ce n'est pas si difficile d'imaginer un titre différent (rien que le titre de ce billet, et pourtant je ne suis pas allé chercher très loin). Et n'oublions pas que le film n'avait strictement rien à voir avec la traduction (ni même avec les langues si je ne m'abuse).

Alors s'il vous plait, mesdames-et-messieurs-les-rédacteurs-du-web-2.0, soyez un peu plus imaginatif et arrêtez de nous inonder de "Lost in" !

Quand les agences se diversifient (Mise à jour)

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Que ne feraient-pas les agences de traduction pour grandir. À l’ère du tout-tout-de-suite-ultra-concurrentiel, il faut savoir se démarquer des autres afin d’attirer de nouveaux clients et des partenaires de choix. Les agences de traductions débordent d’idées et d’initiatives, et si certains y voient des conflits d’intérêts, on peut également souligner que ce brainstorming (pardon, remue-méninges) géant ne peut que stimuler un milieu aussi peu règlementé que la traduction.


Ainsi, je vous ai déjà parlé de l’enquête sur le marché du travail mené par l’agence Trad’Online (dans ce billet) ou, plus récemment, du "livre blanc" d’A4 Traduction. On trouve également de plus en plus d’agences blocnoteuses, à l’image de Point Blank, le blog d'Elite Bilingual, de l'Observatoire de la traduction d'Anyword ou encore de Translations into French de l’agence E2F. Mais le précurseur reste encore l’agence parisienne Eurotexte, à l’origine de Traducteurs Sans Frontières, créé en 1993 pour aider Médecins sans frontières et autres ONG grâce au travail de traducteurs bénévoles.

Je rajoute quelques liens suggérés par Nicolas dans les commentaires (merci!) :
-Medical Translation Blog de l'agence Foreign Exchange Translations
-Oversetter de Nick Rosenthal (que vous pouvez suivre sur Twitter), directeur de l'agence Salford
-Yndigo de l'agence du même nom

Que pensez-vous de ces initiatives ? Simple piège marketing ou véritables engagements altruistes ?