févr. 07
LaurentMes Outils
Et si on reprenait nos bonnes vieilles habitudes avec un petit tour d'horizon des outils indispensables pour les traducteurs ? Vous trouverez les précédents messages de cette catégorie en suivant ce lien ; je présentais notamment la synchronisation des documents sur Dropbox ou encore comment faire un devis ou une facture.
Sur ces deux derniers posts, justement, je conseille fortement d'envoyer factures et devis en format PDF, ce qui présente l'avantage d'être protégé contre toute modification. Une lectrice m'a récemment demandé comment convertir un fichier en PDF. Rien de plus simple.
- Si vous utilisez Office 2010 : l'enregistrement en PDF est proposé nativement par l'application. Il suffit pour cela "d'enregistrer sous" (dans l'onglet "fichier") et de choisir, dans le menu déroulant, le format voulu. Un jeu d'enfant. La conversion est aussi possible avec OpenOffice (récemment renommé LibreOffice).
- Si vous utilisez Office 2008 : il me semble que cette option n'était pas proposée par défaut, mais il existe un add-on (pardon, un module complémentaire) pour ajouter cette option.
- Pour les versions antérieures d'Office et dans tous les autres cas : si vous ne pouvez pas enregistrer votre texte ou votre tableur directement en PDF, il existe une multitude de logiciels fonctionnant parfaitement. Il y a bien entendu la version professionnelle d'Adobe Acrobat, (très) payante, ou beaucoup plus simplement, des "imprimantes virtuelles". Kézako ? Un petit logiciel qui installe une nouvelle "imprimante" dans votre liste de périphériques. Ainsi, si vous souhaitez enregistrer en PDF, il vous suffit d'aller dans le menu Fichier > Imprimer (ou plus simplement CTRL + P sous Windows) et de choisir l'imprimante virtuelle. Choisissez ensuite où enregistrer votre fichier, ta-da ! Le grand avantage de cette méthode est qu'elle est compatible avec toutes les applications. Vous pouvez ainsi imprimer une page internet pour la lire plus tard, un mail, etc. Pour ma part, j'utilise Cute PDF Writer, léger, gratuit et discret, mais il en existe d'autres.
- Et les tablettes alors ? Ça mériterait un billet complet ! Alors que leurs ventes dépassent celles des ordinateurs classiques, la question de leur utilisation professionnelle va se poser de plus en plus. Je suis l'heureux possesseur d'une tablette "transformable" depuis l'été dernier, mais je dois avouer que ce n'est pas encore l'idéal pour la productivité (bien que cela puisse dépanner). Sachez en tout cas qu'il existe des applications telles que Office Converter pour Android ou iOS, gratuites, qui font ce qu'on leur demande, et c'est bien l'essentiel.
Sur un tout autre plan, je vous rappelle que si vous souhaitez vous inscrire à Dropbox (j'en avais parlé ici), je peux vous parrainer : parrain et filleul bénéficient tous deux d'un espace augmenté de 250 Mo, de quoi stocker un petit paquet de traductions supplémentaires ! Pour cela, envoyez-moi tout simplement un mail à laurent@anothertranslator.eu.
juin 13
LaurentMes Outils
Pour commencer cette nouvelle semaine du bon pied, comme promis, voici un nouvel épisode de la saga sur les outils du traducteur. Après avoir vu comment et pourquoi faire un devis en traduction, je vais donc vous parler des factures. Si le pourquoi semble évident, le comment est plus mystérieux.
N’oubliez pas que ces informations concernent le marché français uniquement.
La Chambre de commerce et d’industrie de Lyon propose un document très complet sur la facture, définie comme « un document de nature comptable établi par l’entreprise commerciale pour constater les conditions d’achat et de vente de produits, denrées, marchandises ou services rendus ».
La liste de mentions obligatoires étant assez longue, je ne vais pas la copier ici, mais je vous renvoie au document en question.
Un point qui me tient à cœur : le délai de paiement. La loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 instaure un délai de paiement limité à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture. Mais rien ne vous empêche de réduire ce paiement, notamment dans vos CGV, à 30 jours par exemple.
Petites précisions terminologiques : l’expression « 30 jours fin de mois » signifie que l’on compte 30 jours, puis on se place à la fin du mois (exemple : je fais ma facture le 10 juin, j’ajoute 30 jours, soit le 10 juillet, et je saute à la fin du mois : la facture est donc à régler le 31 juillet au plus tard). L’expression « 60 jours à compter de la date d’émission » signifie tout simplement 60 jours calendaires : une facture émise le 10 juin est à régler le 10 août.
Pour ma part, j’ai ajouté sur mes factures que tout retard de paiement était susceptible d’être pénalisé à hauteur de 15% du montant de la facture. La loi citée ci-dessus indique quant à elle que « le taux d'intérêt minimal des pénalités de retard sera porté à 3 fois le taux d'intérêt légal ».
Les autoentrepreneurs, qui ne sont pas assujettis à la TVA, ont deux autres mentions obligatoires :
- À côté du montant total à payer : TVA non applicable, art.293-B du CGI
- À côté de votre numéro SIRET et code APE : Dispensé d'immatriculation en application de l'article L123-1-1 du code de commerce ou en application du V de l'article 10 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement du commerce et de l'artisanat
Et comme je suis un Bisounours, voici un modèle de facture que vous pourrez adapter et utiliser à votre convenance. Pour la petite histoire, je le fais sous un tableur pour me faciliter les calculs, mais sous Word, ça fonctionne tout aussi bien. Ah et tant que j’y pense : enregistrez vos factures en PDF avant de les envoyer, ça évitera des soucis.
Modèle de facture
juin 06
LaurentMes Outils
J’aimerais revenir un peu aux sources de NJATB, à son utilité initiale : donner des conseils et des infos pratiques sur la traduction. Aujourd’hui, je vais donc vous donner toutes les informations nécessaires pour faire un bon devis. Et demain, on parlera facture.
Une petite précision s’impose avant de commencer : les informations que je vais vous donner ici concernent le marché français uniquement. Il peut y avoir des différences significatives dans les autres pays, que ce soit au Canada, en Belgique ou dans les pays anglophones. Pensez donc à adapter le devis à la loi de votre pays.
Un devis, à quoi ça sert ? Comme on dit souvent : mieux vaut prévenir que guérir. La pire chose qui puisse se produire est qu’un client peu scrupuleux nie avoir commandé une traduction après que vous lui avez renvoyé votre travail, tout ça pour avoir un texte à l’œil. Et sans devis, bon de commande ou autre trace écrite, vous n’avez rien pour prouver sa mauvaise foi.
Si une simple gribouille peut faire l’affaire, comme un e-mail où le client vous demande de traduire tel document, mieux vaut généralement un bon de commande (émis par le client) ou un devis (émis par le traducteur) en bonne et due forme. Et puis ça ne coûte que quelques minutes...
Il existe alors un certain nombre de mentions à faire figurer sur le devis : coordonnées du traducteur et du demandeur, date de réception, de livraison, titre du texte, délai de validité du devis, tarif à l’unité (mot, page), tarif total, conditions de facturation… Et le fameux « Bon pour accord » du client.
Plutôt que de vous laisser davantage dans le doute, je vous propose de télécharger ci-dessous un modèle de devis type pour la traduction. Vous devez bien entendu adapter le contenu à vos besoin, en ajoutant notamment vos conditions de vente (ou celles de la SFT) et les termes négociés directement avec votre client.
Modèle de devis
Sachez qu’il est également possible de demander un acompte, ce qui est pratiqué par de nombreuses professions, notamment pour les contrats les plus importants
Prochain épisode : la facture !