Archives pour la catégorie Y’a pas que la trad

Pas de banque en ligne pour les traducteurs

1 octobre 2014 4 commentaires

« Nous n’avons plus convenance à maintenir notre relation commerciale. »

Visiblement, les banques « 100% en ligne » n’aiment pas les traducteurs. Ce n’est pas comme si notre métier était une activité internationale…

Après Boursorama, où j’avais pourtant mon compte professionnel depuis plusieurs années, Fortuneo a décidé de me claquer la porte au nez.

Pour l’une, J’ai visiblement le malheur de travailler avec des clients à l’étranger. Pour l’autre, j’ai eu la mauvaise idée de vouloir honorer les factures de mes sous-traitants. Un comble.

Je tire donc définitivement un trait sur les banques en ligne et retourne vers les banques conventionnelles.

Je vous suggère d’en faire autant. Les services seront peut-être plus chers, mais vous limiterez les mauvaises surprises. Et pensez à bien demander un « compte privé à usage professionnel » et non un « compte professionnel », qui propose des services plus chers et pas forcément utiles dans nos situations.

Par ailleurs, le Service Public mentionne clairement qu’il n’est pas obligatoire d’avoir un compte séparé pour l’activité professionnelle. Je cite :

« Seuls les commerçants, y compris les auto-entrepreneurs exerçant une activité commerciale, et les sociétés sont dans l’obligation de détenir un compte bancaire pour leurs activités professionnelles […]. Pour les autres professionnels exerçant en entreprise individuelle (artisan, profession libérale, agriculteur, artiste…), et même s’il n’existe pas d’obligation légale, il est recommandé d’ouvrir un compte séparé du compte bancaire personnel afin que les transactions professionnelles et personnelles soient enregistrées de façon distincte. »

Méfiance, donc.

Connaissez-vous les mooks ?

14 mars 2013 2 commentaires

Ce mot-valise, contraction de magazine et book, cache un nouveau format de publication hybride, à mi-chemin entre le livre et le magazine. L’exemple le plus célèbre est la revue XXI, avec son grand format, sa couverture cartonnée souple, sa maquette léchée et son absence totale de publicité. Parmi les caractéristiques qui regroupent ces revues, notons aussi le rythme de publication (3 à 4 fois par an) et le cœur de métier : un journalisme de qualité sur des sujets qui ne sont pas directement liés à l’actualité.

Le terme mook a été inventé par le précurseur de ce format en France, la revue éponyme des éditions Autrement, puis popularisé par XXI, qui en est à son numéro… 21 justement. Le format a fait des émules : Muze, Uzbek & Rica, 6 mois, Feuilleton et d’autres se sont engouffrés dans la brèche.

D’autres ont eu moins de succès et se sont arrêtés à un ou deux numéros, comme Hobo publié par L’Équipe. La faute à un seuil de rentabilité élevé et, d’après moi, à un problème de distribution. Les mooks sont en effet vendus en librairies et maisons de la presse. Cela dit, j’ai dû faire cinq ou six Relay de la gare Montparnasse avant de trouver Desports. Dans le premier, les mooks étaient cachés au pied de l’étal des livres, en vrac. Dans le deuxième, pas le moindre mook. Dans le troisième, quelques mooks en tête de gondole avec les hors-série et numéros spéciaux saisonniers. Dans le quatrième, seul XXI, au niveau du sol, était disponible. Dans le dernier, enfin, je trouvais Desports en bonne place près de l’entrée, pile au niveau du regard (Relay devrait peut-être revoir sa stratégie pour uniformiser tout ça…)

Mais il faut dire que le prix de vente a de quoi en rebuter certains : vendus entre 15 et 20 €, les mooks se situent au-dessus de la barre psychologique de dix euros. Mais ce prix est-il vraiment si élevé ? 15 € pour un trimestriel, ce n’est jamais que 5 € par mois, soit très peu au vu du journaliste de qualité qui est proposé et de l’absence de publicité (quand le moindre magazine, avec une pub une page sur deux, coûte le même prix). Autant dire que c’est donné.

Pour ma part, j’ai donc jeté mon dévolu sur Desports, autoproclamé « Premier magazine de sport qui se lit avec un marque-page ». J’apprécie déjà tout particulièrement le titre, qui tire son nom du vieux français, comme le rappellent les rédacteurs en chef Adrien Bosc et Victor Robert dans leur tribune. Dans ce premier volume, les grandes plumes de Luis Sepulveda, Denis Podalydès et Don DeLillo côtoient les petites phrases de Zlatan, on lit entre les lignes des films Nanni Moretti et de Pier Paolo Pasolini et on redécouvre The Hurricane de Bob Dylan. Petite revue de presse avec Le Mouv, Première, Mediapart et Télérama.

Pour finir, la seule chose que l’on pourrait reprocher aux mooks serait peut-être leur nom, n’en déplaise à son inventeur Henry Dougier. Pour des revues qui défendent le journalisme et la langue française, pourquoi pas « Livrazine » ou « Magalivre » !

C’est la guerre !

31 août 2011 0 commentaire

Aux armes, citoyens ! Montrons-leur de quel bois on se chauffe. Ou plutôt, de quel papier. Car ce n’est pas une guerre en carton, mais une guerre en… post-it !

Cet été, les employés parisiens frustrés enfermés dans leurs bureaux ont lancé une nouvelle mode pour occuper leurs longues journées de juillet : finie la pause café-clope, place à la « post-it war ». Le but : « dessiner » des personnages de jeux vidéo en collant des post-it en guise de pixels sur les fenêtres des bureaux. Tout a commencé entre les salariés d’Ubisoft et de la BNP. Depuis, ce petit passe-temps a été repris avec plus ou moins de talent dans différents locaux professionnels (aussi, pensez à levez les yeux dans les quartiers d’affaires). La Toile s’est fait un grand plaisir à en parler, d’ailleurs : L’Express, Korben, le JT de France 3… Il y a même un petit malin qui a créé un site « officiel ». En gros, c’est le ramdam qui a agité l’été.

Et les indépendants alors ? Certes, nous avons généralement des fenêtres plus petites ou aucun pas de vis-à-vis (et un budget fourniture certainement plus petit), mais cela ne doit pas nous empêcher de nous détendre entre deux traductions. D’ailleurs, voici ma modeste contribution :

Envahisseur de l’espace!

Allez, aux post-its, Traducteurs ! Montrez-nous de quoi vous êtes capables !

Et en bonus, comme il y a toujours des dommages collatéraux dans un conflit, voici ma blessure de guerre, très handicapante pour taper sur mon clavier solaire flambant neuf !

La radio, miroir linguistique

16 juin 2010 1 commentaire

Me voilà désormais de retour de mes vacances de travail, et les premières semaines à Paris ont été aussi chargées que les dernières outre-Atlantique (ce qui explique votre attente avant de relire un billet sur NJATB!). Je profite donc d’une accalmie pour tenir une de mes promesses : une analyse démolinguistique du Québec et de l’Ontario à travers… l’autoradio! Autant vous prévenir tout de suite, je n’ai pas l’intention de faire une analyse en profondeur, d’autres – dont c’est le métier – le font beaucoup mieux que moi.

On savait donc que la radio était l’un des miroirs culturels de nos sociétés. Ce que l’on sait moins, à moins d’habiter dans une région frontalière ou dans un pays bilingue, c’est que c’est également un miroir linguistique. Lors de mon road trip au Canada, j’ai justement eu quelques heures pour parcourir les ondes. Et j’ai été passionné par l’évolution, en fonction de la région traversée, de la répartition des stations anglophones et francophones. Pour vous aider à suivre mon récit, voici une carte de la distribution linguistique au Canada, propriété du site Muturzikin, qui se réserve tous les droits. J’y ajouté le tracé de mon périple, en vert.

Parti de Cape Cod, sur la côte Est des États-Unis, les ondes étaient sans surprises complètement anglophones.  C’est à une centaine de kilomètres de la frontière USA-Québec, à 4h de route vers le nord, que se font entendre les premiers reliquats de français – échos des émetteurs qui parviennent tout juste à traverser les Appalaches. Et sur Sherbrooke déjà, la magie s’opère. Cinquante kilomètres derrière la frontière, dans la province du Québec, le bilinguisme est partout. Sherbrooke la francophone côtoie Lennoxville l’anglophone. Ça s’entend sur mon autoradio, où les deux langues se partagent équitablement les ondes. Si cela ne se voit pas sur la carte, c’est tout simplement parce que les fréquences moyennes sont moins disciplinées que les nuages nucléaires et ne s’arrêtent pas aux frontières (cela dit, il y a plusieurs centres universitaires anglophones à Sherbrooke, et je doute qu’il n’y ait que 10% d’habitants qui parlent anglais).

Il était donc naturel qu’en m’éloignant de la frontière en direction de la ville de Québec (200km), et a fortiori à Tadoussac (encore 250km, à la confluence du Saguenay et du Saint-Laurent), la quasi-totalité des radios émette uniquement en français. Alors certes, on tombe encore sur 2 ou 3 stations anglaises, mais c’est relativement négligeable, comme la part d’anglophones dans cette région du Québec (moins de 10%).

Les choses redeviennent plus intéressantes aux abords de Montréal, ville bilingue et multiculturelle par excellence. Si l’on est encore à 200km d’Ottawa et de l’Ontario, les ondes radiophoniques sont déjà plutôt bien équilibrées entre l’anglais et le français, ce qui est plutôt plaisant (c’est franchement plus simple de travailler sa compréhension passive!). Même constat – la country en plus – sur Ottawa : la capitale du Canada fait face à Gatineau, la ville québécoise de l’autre côté de la rivière des Outaouais. C’est du fifty-fifty pour le partage de la population et des ondes.

Province Population totale Anglais Français Autre langue
Ontario 12 028 895 8 230 705

(68,4%)488 815

(4%)3 134 045

(26%)Québec7 435 905575 555

(7,7%)5 877 660

(79%)886 280

(11,9%)

Langue maternelle en Ontario et Québec en 2006. Source: Statistique Canada via L’aménagement linguistique dans le monde, par Jacques Leclerc

Puis ce bilinguisme radiophonique s’estompe en continuant vers le sud et Toronto. La plus grande ville du Canada (2,5 millions d’habitants) n’est séparée des États-Unis que par le lac Ontario (jusqu’à 85km de large, tout de même). D’après Wikipedia, « la lingua franca a toujours été l’anglais, mais une centaine d’autres langues sont parlées. 50 % des habitants de Toronto ont une langue maternelle autre que l’anglais, et 32 % parlent à la maison une langue autre que l’anglais« . La preuve par l’oreille: la majorité des stations sont anglophones, quelques francophones résistent, sans compter une poignée de stations diverses, comme CHIN radio, qui diffuse en 16 langues, notamment en chinois (mandarin et cantonnais) et en italien. Ce fut d’ailleurs un vrai plaisir que d’entendre quelques minutes de ma troisième langue, malgré des chansons toujours aussi niaises (mi spiace, amici, ma è vero!).

La fin du voyage, c’est-à-dire la visite à Niagara Falls et le retour sur Cape Cod, a vu les dernières stations francophones se taire au fil des kilomètres. Mais cette expérience était d’autant plus intéressante que les sujets traités, qu’ils soient politiques, culturels ou sportifs, ainsi que les musiques diffusées étaient globalement les mêmes, quelle que soit la langue de l’animateur. Et ça, c’est le vrai bilinguisme.

Salade Franglaise

6 avril 2010 3 commentaires

Petit florilège d’une soirée au restaurant (italien, d’ailleurs):

(serveuse)Buona sera! Please take a seat. Today’s entree is a risotto with haricots verts. It’s Italian cuisine.
(client) -Thanks, I’ll have that. And do you have any apéritif?
(serveuse) -Sure, it’s all à la carte.
(client) -I’d like a glass of Pinot Noir, please. I heard it’s good for camaraderie.
(serveuse)Et voilà, here it is. Bon appétit!

C’est du vécu, et encore, je vous épargne les déjà-vu clichés: voulez-vous coucher avec moi ce soir, c’est la vie. Et moi qui pensais travailler mon anglais durant mon séjour…

Quick thought

13 janvier 2010 3 commentaires

Ça ne vous énerve pas, vous, ces tics de langage que l’on retrouve dans tous les médias – télé, radio, journaux ? En ce moment, le terme à la mode est « épisode neigeux ». Je serais curieux de savoir combien de fois ce terme a déjà été employé en 2010. La langue française est-elle si pauvre que cela ?

 

« L’épisode neigeux » de janvier 2009, vu de ma fenêtre

Salade de liens

16 décembre 2009 3 commentaires

Aujourd’hui, l’humble tradu-serviteur que je suis vous propose quelques sites qui m’ont marqué ces derniers temps.

Primo : commençons par le buzz du moment. 600 pages, 30 jours, 15heures/jour, 2 traducteurs, 1 best-seller: c’est l’épopée de la traduction du nouveau roman de Dan Brown, The Lost Symbol. Les deux traducteurs Dominique Defert et Alexandre Boldrini se sont coupés du monde pour traduire en un temps record le succès de Noël. Ils ont accordé un entretien à fluctuat.net que vous pourrez lire ici. Avez-vous lu la version française ? Que vaut-elle ? Peut-on vraiment faire un travail de qualité dans de telles conditions ?

Secondo : voici une présentation sur laquelle j’ai pu mettre la main je ne sais par quel miracle il y a plusieurs mois déjà. Cachée dans les recoins de mes marque-pages Firefox, je n’ai malheureusement toujours pas eu l’occasion de me pencher dessus plus sérieusement. L’auteur, Jean-Marie Le Ray, est traducteur français-anglais-italien (bonjour, collègue) et définit son travail comme une « présentation sur l’employabilité des traducteurs et sur la transition réussie entre formation et profession« avec « plus de 400 liens actifs vers des ressources de qualité« . Je vous laisse juger par vous-même ici. Je vous recommande également son blog AdScriptor, qui passe « l’Italie à la loupe ».

Tercio : ma découverte du jour ! PrintFriendly est un site qui formate automatiquement les pages web que vous visitez pour mieux les imprimer. Plus de pages imprimées avec seulement les rubriques du site ou une bannière isolée, il est même possible d’enlever les paragraphes qui ne nous intéressent pas ainsi que les images. Vous avez ensuite la possibilité d’enregistrer votre page en PDF ou de l’imprimer directement sur papier. Seul bémol : il n’est pas encore compatible avec tous les sites et présente encore quelques problèmes pour l’affichage des pdf (mais fonctionne plutôt bien pour les blogs, par exemple).

D’ailleurs, essayez PrintFriendly avec cette page-là : c’est une petite interview que j’ai accordée à Trad’Online !

 

Revue de blog

22 septembre 2009 2 commentaires
Pour vous faire patienter jusqu’au prochain billet, voici déjà une petite revue de blog rapide avec les liens intéressants de la semaine :

– Sur le site PressEurope, on aborde la question de la lingua franca dans l’espace européen d’enseignement supérieur, ou comment l’anglais investit les amphis européens.

– Jean Quatremer (« J4M ») nous rappelle que les interprètes francophones se font rares dans les Coulisses de Bruxelles.

– Mon homonyme chez Ecotrad (encore un blog d’agence, rappelez-vous) propose quelques mots sur le Master européen de Traduction qui se trame à la Commission (en feront partie notamment l’ESIT et l’ISIT).

– Sur son blog Translating Berlin, Sarah Vilece nous propose pas moins de 4 billets (le premier est à lire ici) sur ce qu’elle appelle des « working vacations » (à ne pas confondre avec des « vacations spent working »), ou comment profiter au mieux de la liberté du freelance de travailler n’importe où dans le monde ! Et d’ailleurs, je m’attèle justement à préparer les miennes…

– Et comme un peu d’autopromotion n’a jamais fait de mal : mes deux dernières contributions chez Café Babel portent sur le triste clown qui dirige l’Italie et sur les différences entre la presse continentale et la presse britannique vues par l’éminente directrice du Herald Tribune, Alison Smale.

Bonne lecture !

Point Presse

10 juin 2009 4 commentaires
Alors que je me débats pour me débarrasser de quelques maliciels plutôt accrocheurs (hum, dois-je songer à passer sous Ubuntu ? Des linuxiens pour témoigner ?), je tenais à vous présenter plusieurs petites nouveautés médiatiques de cette année.

Sur la toile, tout d’abord : le Courrier International a lancé fin mai « le tout premier site d’informations véritablement européen », le bien nommé PressEurop. Sur un appel d’offres de la Commission européenne et avec quelques-uns de ses partenaires européens (Internazionale pour l’Italie ou Courrier Internacional au Portugal), ce site d’actualité est traduit en pas moins de 10 langues. Au moment où l’abstention est la grande gagnante des législatives européennes, c’est une initiative louable. Je vous invite donc à faire un tour sur le site http://www.presseurop.eu. Notons que Café Babel (qui restera pour moi le premier vrai média européen) est également partenaire du projet.

Toujours du côté de notre chère UE, le magazine L’Européen vient de sortir son premier numéro dans les kiosques français. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire en détails mais sachez au moins qu’il s’appuie sur un réseau indépendant de journalistes installés partout en Europe, correspondants des plus grands médias français (le Monde, Libé, l’Huma, le Point, la Tribune, RFI) et européens (la Tribune de Genève, Le Soir, Deutsche Welle). Un bon magazine pour « Vivre et bouger en Europe » (mensuel, 4€).

Et puisque les Verts sont à l’honneur en Europe, j’en profite pour glisser un mot sur Terra Eco, le magazine de la planète. Des dossiers, enquêtes, petits potins et autres brèves sur l’écologie, le développement durable et tout ce qui touche à notre belle planète. Le magazine, tiré du site du même nom (qui existe depuis plusieurs années) est très agréable à feuilleter, profondément intéressant, parfois alarmiste, mais c’est une piqure de rappel essentielle pour apprendre à mieux vivre. Et en plus, la conception du journal a été réfléchie de A à Z ! Le numéro 4 vient de paraître au prix de 4,90€.

La fête du livre et des cultures italiennes 2009

6 février 2009 0 commentaire

Avis aux amateurs de la culture et de la littérature italienne ! C’est aujourd’hui que s’ouvre la deuxième Fête du livre et des cultures italiennes à Paris. Du 6 au 9 février 2009, l’Espace des Blancs Manteaux (dans le Marais) accueille différentes manifestations liées à la littérature, l’art ou encore la gastronomie du Bel Paese.

Au programme donc, des dégustations de spécialités locales (Vénétie, Pô, Naples…), des animations pour les plus jeunes, des analyses politiques, des concerts (avec un Stradivarius de 1747 !) ou des expositions. Et comme il faut bien qu’il y ait un rapport avec la traduction, il ne faudra pas manquer les lectures et études littéraires animées par des auteurs italiens comme Valerio Evangelisti ou Massimo Carlotto et leur traducteur. Notons enfin qu’un espace sera consacré à la centaine d’éditeurs invités et aux partenaires, le tout sur près de 100 m².

Le programme intégral est disponible sur le site officiel de la manifestation.

La fête du livre et des cultures italiennes 2009
Espace d’animation des Blancs Manteaux (plan d’accès)
48 rue Vieille du Temple – 75004 Paris (M° Saint-Paul)
Tél. 01 44 54 75 79
Dates : du 6 au 8 février 2009, de 10h à 22h.

Pause douceur

16 décembre 2008 3 commentaires

Comment cela, NJATB fait déjà une pause ? Et bien oui, les sacro-saintes pauses café – le thé est une alternative option acceptable – font partie intégrante de la vie de tout traducteur qui se respecte (surtout italien). J’en profite donc pour vous renvoyer vers un article de Café Babel sur les différentes façons de consommer le café en Europe.

A noter, entres autres, la belle idée des Napolitains qui se serrent les coudes pour affronter leurs conditions de vie souvent déplorables : la pratique du caffé sospeso. Une belle façon de créer une solidarité face à la Camorra dont les Napolitains, quoi qu’on en dise, en sont les premières victimes. C’est à découvrir ici:
« Le café : sexe, stress et révolution en Europe« , par Adriano Farano.

Et vous, que proposeriez-vous comme traduction du café sospeso?

Devenez maîtres de mon destin linguistique !

12 décembre 2008 3 commentaires

Depuis quelques temps, l’envie d’apprendre une nouvelle langue me taraude. Mais faute de coup de cœur, je n’arrive pas à mettre la main sur la perle rare : une langue belle, utile, liée à une culture qui m’attire, dans un pays qui me dépayse tout en étant facile d’accès pour que je puisse en approfondir la connaissance. Les langues latines correspondraient à ces critères, mais je connais déjà l’italien, baragouine quelques mots d’espagnol et ne suis pas attiré par le portugais ou le roumain. Je me suis essayé à l’allemand mais je ne me suis pas encore remis de mes traumatismes lycéens. Les langues slaves, comme le tchèque, le slovaque ou même le serbo-croate – sans parler du russe – me plaisent assez, mais les déclinaisons m’effraient et toutes ne me paraissent pas professionnellement pertinentes.

Qu’entends-je par « professionnellement pertinent » ? Les langues les plus diffusées, comme le hindi, le mandarin et l’arabe. Mais en Inde, le hindi est occulté par l’anglais, la sonorité de l’arabe ne m’attire pas et je n’adhère pas à la politique chinoise. Il y aurait bien le turc, à la rigueur.

Et vous, quelle langue choisiriez-vous, et pour quelles raisons ?

Le multilinguisme en Europe

4 décembre 2008 0 commentaire

On me fait dire dans mon oreillette que, suite aux États généraux du multilinguisme qui se sont tenus à Paris fin septembre, les 27 ministres de la Culture de l’Union européenne ont « invité les États membres, avec le soutien de la Commission, à coordonner et renforcer leurs actions en faveur de la traduction, du sur-titrage des œuvres du spectacle vivant et du sous-titrage des œuvres audiovisuelles et des films » (source : ue2008.fr).

Toujours sur le même sujet, je rajoute un lien ci-contre vers un blog de Café Babel sur les politiques linguistiques en Europe. Le site, tenu par un italien et traduit en français, se décrit comme étant « un journal virtuel d’analyse et de commentaire » et n’hésite pas à dénoncer certaines réformes bien peu médiatisées, notamment en France. À lire notamment, un billet sur la réforme de l’École nationale de la Magistrature où l’anglais juridique est largement favorisé aux dépends des autres langues. C’est sur Le Politiche Linguistiche.

À noter enfin cet Appel pour une politique européenne de traduction, signé notamment par Umberto Eco. Je vous invite à consulter le texte complet et à signer l’appel ici.