Archives pour la catégorie Blogs et traduction

Traduire le sport

12 novembre 2015 1 commentaire

Quel est le point commun entre Wayne Rooney et votre serviteur ? Non, ce ne sont pas les implants capillaires (mais on partageait la même calvitie).

Combien de vues le site de l’UEFA génère-t-il ?

Qui surnomme-t-on « Big Mac » ?

Quelles sont les qualités d’un traducteur sportif ?

Autant de questions, et bien d’autres encore, qui trouvent leur réponse dans ma présentation sur la traduction sportive. Si vous n’avez pas pu assister à mes précédentes interventions, ou si vous étiez trop captivés par ma douce voix pour prendre des notes, vous trouverez ci-dessous la dernière version de ce diaporama (octobre 2015).

Bien entendu, il s’agit uniquement de l’information brute, sans mes commentaires. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser dans les commentaires ou par e-mail.

« La traduction sportive, une vraie spécialisation »

22 juin 2014 2 commentaires

Ce sera le thème de mon intervention commune avec Hervé Couvert lors de la prochaine Matinale SFT, le samedi 28 juin 2014 dès 10 heures.

Plus habitué à être du côté de l’assistance, je vais donc prendre le micro (pour la deuxième fois, après une présentation du statut d’auto-entrepreneur en 2011) au Café du Pont-Neuf. J’y parlerai Seleçao, Orwell et cricket, mais aussi grammaire, gros sous et HTML.

Pensez à envoyer un mail à la Délégation IDF pour prévenir de votre venue. Vous participerez ainsi au tirage au sort avec non pas un, mais deux livres en jeu (dédicacés par leur traducteur !) : Bike Snob d’Eden Weiss et le Guide d’entretien de mon vélo de Peter Drinkell.

Comme toujours, les Matinales sont ouvertes à tous pour le prix d’un petit-déjeuner (9,50 €), café et croissant compris. Et pour retrouver tous les détails de l’évènement, je vous recopie ici l’invitation de la SFT :

Les Matinales IDF entrent sur le terrain

Tennis, football, cyclisme… l’été sera riche en évènements sportifs. Loin d’être sur la touche, les traducteurs sportifs s’entraînent déjà pour être à l’avant-poste. À mi-chemin entre journalisme et traduction, ces spécialistes du sport savent s’approprier un domaine au style et aux codes particuliers. Si l’esprit d’équipe est de mise sur le terrain, il l’est aussi parmi les traducteurs qui collaborent sur de grands évènements. Mais au fait, qui sont leurs clients ? Comment les traducteurs sportifs travaillent-ils ? Quels sont les avantages et les inconvénients de ce domaine ? Laurent Laget et Hervé Couvert, traducteurs sportifs indépendants, nous donneront leur vision de leur métier. Sur la base d’exemples concrets, nous verrons ce qui fait de la traduction sportive une véritable spécialisation.

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Quand ?
Samedi 28 juin à 10 h 01, et nous vous accueillerons dès 9 h 30.

Où ?
Au Café du Pont-Neuf
14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

Votre petit-déjeuner comprendra une boisson chaude, un verre de jus d’orange et une viennoiserie.
Un reçu de 9,50 € vous sera remis sur place.

La farofa sur la feijoada

Inscrivez-vous auprès de la delegation.idf-matinales@sft.fr d’ici le vendredi 23 mai à 12 h.

Nous pourrons mieux organiser la manifestation et vous remporterez peut-être notre livre du mois.
V’là mon travail, v’là mon dico
Une traduction à présenter ? Un outil papier préféré ? Apportez-les ! Une table leur sera réservée.

Adhérents ou pas à la SFT, traducteurs et interprètes en exercice ou étudiants, venez !

2013 dans le rétro

8 janvier 2014 8 commentaires

Il y a un an, je faisais le bilan en chiffres de l’année 2012. Douze mois plus tard, comment mon activité a-t-elle évolué ? Mon chiffre d’affaires a-t-il augmenté ? Ma vie est-elle plus épanouie ?

À toutes ces questions, je peux déjà répondre par l’affirmative : 2013 a été un cru exceptionnel sur le plan professionnel et personnel. Les donneurs d’ordre ont continué à me faire confiance, et un “grand compte” est venu se joindre aux indéfectibles. Mon site professionnel a été complètement repensé. J’assume de nouvelles fonctions auprès de la SFT. Et malgré une activité débordante, je n’ai pas manqué de vacances.

Et par-dessus tout, je suis devenu papa.

Alors voici quelques chiffres de la saison 2013 à faire tourner la tête :

944 133 mots traduits pour FIVB.org par mon équipe et moi-même en moins d’un an. Près d’un million !
344 heures de travail pour UEFA.com
250 % d’augmentation du chiffre d’affaires sur un an. Qui dit mieux ?
52 feuillets traduits pour Courrier international, soit un petit feuillet par semaine
16 articles pour le blog
8 livres traduits et publiés
1 logo et une refonte complète du site, accompagné d’un compte Instagram
Et d’innombrables heures de bonheur en famille.

Tempérons un peu avec ce que je peux encore améliorer :

  • Mon mode de vie : un peu trop sédentaire. J’ai décidé de tester le concept du « Quantified Self » pour faire évoluer mes habitudes. Objectif : 10 km L’Équipe en juin.
  • Mon espace de travail : souvent encombré par la paperasse, les tasses de café, les chats. Objectif : optimiser l’espace.
  • Ma carrière : Je n’ai pas suivi autant de formations que j’aurais aimé. Objectif : au moins trois formations dans l’année.
  • Mes voyages : pour la première fois depuis plus de 10 ans, je n’ai pas quitté la France en 2013. Objectif : États-Unis cet été.
  • Je ne suis pas parvenu à terminer la traduction de (Not Just) Another Translator en italien avant fin 2013. Objectif : publier au plus vite la version italienne.

Et vous, êtes-vous satisfait de votre année 2013 ?

Créer un site multilingue #3 – La solution multisite

17 décembre 2013 3 commentaires

[Article mis à jour le 18/12/2013]

Pour gérer mon site en trois langues, j’ai donc opté pour une autre solution que les simples extensions WordPress : la création de sites indépendants ou de sous-domaines.

La création de sites indépendants consiste à mettre en ligne un site par langue avec une adresse Internet unique introduite par les fameux WWW. Dans mon cas, il s’agirait par exemple d’avoir la version française sur www.anothertranslator.fr, la version anglaise sur www.anothertranslator.com et la version italienne sur www.anothertranslator.it.

La mise en place de sous-domaines consiste quant à elle à partir d’une adresse principale, anothertranslator.eu, et à mettre en ligne la version française sur fr.anothertranslator.eu, l’anglais à com.anothertranslator.eu et l’italien à it.anothertranslator.eu. C’est la piste que j’ai retenue.

Je vous passe les détails techniques de cette procédure, puisque ce n’est ni mon domaine, ni mon sous-domaine et que j’ai confié la réalisation de mon site à une professionnelle, Lise Halluin.

Le multisite et les sous-sites ne sont pas incompatibles. J’ai ainsi fait le choix de réserver les noms de domaines www.anothertranslator.eu .fr .it .com et de mettre en place une redirection vers le sous-domaine correspondant. De la sorte, il devient plus facile d’accéder à mon site, puisque pas moins de 7 URL renvoient à ma page d’accueil ! [La modification n’est pas encore effective au 18/12/13, mais arrivera bientôt]

Mais pourquoi diantre se compliquer la vie avec trois installations au lieu d’une ? Voyons tout cela en détail.

Les avantages du multisite
Avec des sous-sites (ou des sites séparés), je peux adapter mon contenu et mes services à chaque marché et gérer au mieux les informations que je diffuse sur l’une ou l’autre plateforme. J’ai par exemple choisi de ne pas avoir de blog en italien, cette page n’apparaîtra donc pas sur le site .it.

Autre avantage à mon sens : les commentaires ne sont plus mélangés. Certes, on pourrait dire que cela donnait un côté exotique d’avoir quelques lignes d’italien au milieu de la masse gigantesque (ironie inside) de commentaires en français et en anglais, mais les choses sont plus claires ainsi.

Il devient également plus simple de gérer les flux RSS sans mélanger les langues, de suivre le nombre de visites de chaque site, d’adapter le format des dates aux usages locaux et bien entendu de traduire l’ensemble des menus et éléments.

Dernier avantage avec le multisite : si un site est piraté, vous gardez les autres en service. Pratique.

On pourrait pousser le vice encore plus loin et imaginer des sites distincts pour chaque variante régionale : anglais US, UK, IR, français FR, CA, BE et ainsi de suite. Mais ce serait sans doute exagérer, d’autant que les noms de domaine se payent. Il faut donc faire des choix de localisation, comme je l’ai expliqué dans la première partie de cette trilogie.

Les inconvénients du multisite
Le revers de la médaille est qu’au lieu de disposer d’une seule interface me permettant de gérer mes contenus dans les trois langues, je dois composer avec trois versions de WordPress.

Qui plus est, le multisite a un coût, puisqu’il faut louer les noms de domaine et l’hébergement pour chaque site. Avec les quatre DNS que j’ai réservés (FR, IT, COM et EU), je m’en sors pour moins de 30 € par an. Déductibles des frais professionnels bien entendu. Raisonnable. Le système des sous-sites est encore plus économique puisqu’un seul nom de domaine et un hébergement suffisent.

Autre inconvénient : un changement sur un site doit être répercuté manuellement sur les deux autres. Si je décide de modifier l’accroche de la page d’accueil, je devrais alors le refléter en me connectant aux interfaces WordPress du site anglais et du site italien. Une manipulation qui devient rapidement lourde, mais qui reste rare une fois que les sites tournent.

Enfin, vous devrez ajouter des liens (comme les drapeaux en haut à droite de ce site) pour relier vos différentes versions, ce qui demande quelques notions de code.

Outils complémentaires
Si vous vous engagez sur la voie des sites indépendants comme moi, sachez qu’il existe là aussi des plug-ins WordPress pour « lier » les différentes versions. J’ai choisi de m’en passer, mais en voici une présentation très succincte.

Comme vous pouvez le constater, lorsque vous êtes sur une page donnée de NJATB, comme le Portfolio, et que vous cliquez sur les drapeaux, vous retombez directement sur la page d’accueil de l’autre langue et non sur le Portfolio en anglais.

Pour éviter cela et arriver sur la page équivalente traduite, vous pouvez installer des plug-ins comme Bilingual Linker (pour deux langues uniquement), Multisite Language Switcher ou Multilingual Press. Grâce à ces extensions, vous pourrez indiquer l’URL de la « page sœur » dans les autres langues… Mais vous devrez le faire manuellement, page par page.

Si je ne me sers pas de ces outils, c’est parce que je pars du principe que peu d’internautes s’amuseront à sauter d’une version à l’autre de mes pages pour comparer les traductions. De tels plug-ins, qui impliquent un travail supplémentaire pour les configurer, me paraissent donc superflus pour mon usage. Un jour peut-être.

Conclusion
Vous avez maintenant une idée des différentes possibilités qui s’offrent à vous si vous souhaitez ouvrir votre site à de nouveaux marchés, mais sachez qu’il en existe encore d’autres, WordPress n’étant pas le seul CMS. Quels que soient vos besoins et vos choix, n’oubliez pas de toujours confier la création de votre site à un web designer professionnel (comme Ell’Em) et la localisation de votre site à un traducteur qualifié !

Rappel : ceci est le troisième volet d’un triptyque consacré à la localisation d’un site web. Retrouvez le premier volet sur la localisation et le deuxième sur les plug-ins WordPress.

Créer un site multilingue #2 – Les plug-ins WordPress

26 novembre 2013 1 commentaire

Dans le premier article de cette série, j’évoquais la localisation d’un site Internet, c’est-à-dire son adaptation aux différents pays que l’on souhaite approcher. Dans ce billet, je vais aborder la réalisation technique d’un site multilingue.

Pour les sites propulsés par WordPress, il n’existe pas de solution native pour créer un site en plusieurs langues. Il existe en revanche deux grands plug-ins – ou extensions – facilitant la gestion de contenus traduits : WPML et qTranslate. Il semble que le premier ait la faveur des professionnels. En ce qui me concerne, j’ai, ou plutôt j’avais, jeté mon dévolu sur le second. Notez que mon avis est forcément subjectif et correspond à mes besoins du moment.

La différence majeure entre les deux extensions est le prix : WPML coûte 79 $ quand qTranslate est entièrement gratuit.

WPML
À vrai dire, je n’ai que très peu utilisé ce plug-in. Bien que j’aime mettre les mains dans le cambouis, je suis loin d’être un expert en développement ouèbe et le temps que j’ai à y consacrer est limité. Ma première impression sur WPML fut que celui-ci exige une charge de travail considérable. Trop, à mon goût.

En effet, WPML semble particulièrement complet et puissant. Il donne la possibilité de traduire tous les éléments du site, mais c’est aussi ce qui rend le travail si fastidieux. Avec ce module, vous devrez en effet localiser mot à mot le thème, les menus, les widgets. Sans oublier la traduction des pages et articles de blog le cas échéant.

La traduction du site s’articule donc en deux étapes. Pour le thème et l’administration du site en général, tout se passe sur un menu dédié dans les réglages de l’extension. La traduction des contenus est plus fluide, puisqu’un bouton vient se greffer à l’interface de gestion des pages et des articles. Libre à vous d’entrer la traduction.

Depuis la liste des articles, on peut choisir la langue de traduction

Depuis la liste des articles, on peut choisir la langue de traduction

C’est une extension très complète, mais qui nécessite un investissement en temps et en argent pour en tirer pleinement parti. Elle bénéficie toutefois d’une communauté active et il est facile de trouver de l’aide.

Les concepteurs de WPML sont également à la tête une agence de traduction, I Can Localize, qui propose de traduire sites et logiciels pour des tarifs « à partir de 0,09 $ du mot ». Autre service proposé : la traduction automatique de tout le site. (Je vous laisse imaginer les ravages.) Rappelons que rien ne vaut le travail d’un traducteur professionnel qualifié et sérieux.

qTranslate
C’est donc la solution que j’avais choisie lorsque j’ai décidé d’ouvrir (Not Just) Another Translator à l’anglais et l’italien. Quoique moins complet, le concurrent gratuit de WPML a toutefois de beaux atouts à faire valoir. D’une simplicité redoutable, il s’installe en un rien de temps et fonctionne de manière totalement transparente… tant qu’on n’entre pas dans les tréfonds du site.

qTranslate permet en effet de traduire facilement les pages et articles d’un site. En revanche, il est bien plus difficile, voire impossible, de localiser les extensions et les éléments du thème (détrompez-moi si ce n’est pas le cas). Ce qui risque de vous donner des sites avec de petits bouts de phrase dans différentes langues. Il faut vraiment mettre les mains dans le code des pages pour aboutir à quelque chose de complet, ce qui est vite fastidieux (voire impossible sans un minimum de connaissances).

Revenons-en à la traduction des pages. Sur la page de création des articles, qTranslate crée un onglet supplémentaire par langue et rend la navigation très facile entre les langues. De même, plusieurs champs sont désormais visibles pour le titre. Un jeu d’enfant. Les réglages de l’extension sont aussi très clairs.

Tous les éléments nécessaires à la traduction d'un article sont présentés sur une même page

Tous les éléments nécessaires à la traduction d’un article sont présentés sur une même page

La force de qTranslate est aussi son défaut, puisqu’il fonctionne avec un système de balises. Pour faire simple, il créé, sur une même page, du code HTML pour distinguer les textes des différentes langues, ce qui se présente ainsi :

<!--:fr-->Texte en français <!--:-->
 <!--:en-->English text<!--:-->
 <!--:it-->Testo in italiano<!--:-->

Ce système devient problématique lorsque vous déciderez, un jour, de ne plus passer par qTranslate. Vos articles deviendront alors illisibles et s’afficheront en un seul tenant de la manière suivante :

Texte en français English text Testo in italiano

Même problème si vous voulez exporter ces articles, utiliser des extensions non compatibles ou si le plug-in est désactivé à la suite d’une mise à jour de WordPress, ce qui est fréquent. Si le concepteur est prompt à mettre son extension à niveau, il peut s’écouler plusieurs jours durant lesquels votre site est illisible. Une éternité à l’échelle du Web.

Exemple : lors de la migration de mon site, j’ai dû effacer les balises générées par qTranslate dans TOUS les articles du blog (plus d’une centaine), car les versions anglaise et italienne étaient venues se greffer à la fin du texte français. Une sacrée perte de temps.

Conclusion
qTranslate est un module idéal pour les sites simples. Même s’il atteint vite ses limites et laisse des traces tenaces, sa facilité d’utilisation joue en sa faveur. Notons que le créateur a noué des partenariats pour proposer des services de traduction automatique ou humaine. Un forum d’aide est disponible, ce qui est toujours précieux.

Il y a une troisième solution pour gérer un site en plusieurs langues sous WordPress, et c’est celle que j’ai retenue pour le site que vous parcourez actuellement. Rendez-vous au prochain épisode pour la découvrir.

Rappel : ceci est le deuxième volet d’un triptyque consacré à la localisation d’un site web. Retrouvez le premier volet sur la localisation et le troisième sur les versions linguistiques différenciées.

Créer un site multilingue #1 – La localisation

19 novembre 2013 3 commentaires

À l’occasion de la mise en ligne de la version anglaise de NJATB, je vous propose une nouvelle série de billets, déclinée en trois parties, sur la création d’un site web multilingue.

Concevoir un site en plusieurs langues pose plusieurs grands défis. Le premier est l’adaptation du contenu – ou localisation dans le jargon. Le second est la réalisation technique du site multilingue. Le troisième est étroitement lié à la deuxième solution et porte sur l’actualisation des différentes versions linguistiques.

Dans cette première partie, je vais donc vous présenter les difficultés que j’ai rencontrées lors de la localisation de mon site en anglais. Le deuxième volet de la série présentera le plug-in qTranslate, que j’utilisais jusqu’à présent. Enfin, le dernier billet portera sur la solution que j’ai retenue pour le site actuel.

Qu’est-ce que la localisation ?
Non, il ne s’agit pas d’une option à désactiver sur son smartphone (même si l’intitulé de ladite option a justement été localisé). La localisation est une branche de la « profession traduction » au même titre que la traduction audiovisuelle, éditoriale ou technique. En deux mots, cela consiste non seulement à traduire un texte, mais également à l’adapter aux spécificités culturelles de la langue cible. Plus concrètement, la traduction sera différente selon le lieu où elle sera lue.

La localisation concerne de nombreux produits, des biens de consommation aux logiciels. Avant de procéder à l’adaptation d’un texte, la première chose est de savoir à qui celui-ci est destiné. Si dans le cas d’un produit alimentaire la question est relativement simple (un packaging différent par pays de vente), les choses se corsent pour les sites Internet, puisque les internautes viennent de différents pays sur une même plate-forme.

Comment localiser un site ?
Dans ma situation, celle d’un traducteur de l’anglais au français, la cible est le « prospect » anglophone, qu’il soit britannique, américain, australien ou encore néo-zélandais. Mais les différences linguistiques entre ces variantes de l’anglais peuvent poser problème. Ainsi, lorsque je parle de football sur mon site français, dois-je le laisser tel quel en anglais, le traduire par « soccer » ou trouver une autre solution ? Ou bien dois-je faire plusieurs versions anglaises du site pour chaque variante linguistique ? Voilà qui serait bien fastidieux.

Skybox #3 - Mokha Laget - Peyton Wright Gallery - 2013

Skybox #3 – Mokha Laget – Peyton Wright Gallery – 2013

Il y a une troisième voie : celle-ci consiste à « lisser » le texte pour parvenir à une langue que l’on pourrait qualifier de neutre, dépourvue de régionalismes marqués. Certains arguent que cette solution nous conduirait vers une sorte de lingua franca, par définition pauvre. Mais David Bellos rétorque que ce « Tranglish » n’a rien à voir avec l’anglais commercial maladroit. S’évertuer à gommer les termes trop marqués américains ou britanniques représente un véritable exercice de style qui aboutit à « une langue presque invisible, qui n’offense personne« .

C’est en tout cas la méthode que j’ai retenue. Prenons l’exemple du sport, reflet culturel par excellence. Je tiens en effet à toucher la Grande-Bretagne, berceau du foot, au même titre que le pays de l’Oncle Sam, et son « football » qui se joue à la main. C’est pourquoi le « football » de ma page d’accueil s’est transformé, après traduction, en un sports générique. J’aurais pu opter pour l’hybride lourd football/soccer ou pour l’interminable Association football (le vrai nom du foot). Avec mon sports, je perds en précision, mais je gagne en portée internationale.

Bien sûr, la localisation d’un texte va bien au-delà des simples différences lexicales et doit répondre aux mêmes règles que n’importe quelle traduction. Contrairement au français, l’anglais est une langue d’action, où les textes à la première personne sont très courants. C’est une langue qui accepte les répétitions et privilégie les formes actives. Un traducteur professionnel en tiendra compte dans son travail.

D’ailleurs, la version anglaise de mon site a pu être réalisée grâce à la contribution de Mokha Laget, interprète-traductrice anglais-français et grande artiste (et je ne dis pas ça parce que nous partageons le même patronyme).

Conclusion
Que faut-il retenir de tout cela ? Que la localisation est avant tout une question de choix et de sensibilité culturelle. À vous de définir votre cible et de contacter un traducteur professionnel qui sera à même de vous proposer un texte adapté à cette cible, ou au contraire neutralisé et pertinent pour les différentes variantes linguistiques.

Rappel : ceci est le premier volet d’un triptyque consacré à la localisation d’un site web. Retrouvez le le deuxième volet sur les plug-ins WordPress et le troisième sur les versions linguistiques différenciées.

Chronique d’une renaissance #5 – Le site

14 octobre 2013 0 commentaire

Pendant que Lise travaillait inlassablement sur des idées de logos, j’avais moi aussi des devoirs à rendre. Je devais en effet réfléchir au contenu de mon site : pages, architectures, textes, fonctionnalités. Tout devait y passer. Si une bonne partie du contenu existait déjà, c’était l’occasion parfaite pour repenser les textes et la présentation, benchmarker la concurrence admirer le travail accompli par les confrères.

Et la Société française des traducteurs est tombée à pic.

Fin juillet, alors que j’avais déjà engagé ma collaboration avec Lise, la délégation Île-de-France de la SFT a organisé sa traditionnelle matinale sur le thème du personal branding (en VO dans le texte), animée par la pétillante Pascale Baumeister.

Je suis ressorti de cette présentation lesté du cappuccino-croissant de rigueur, mais surtout des quelque 450 pages du livre de l’intervenante : Révélez sa véritable personnalité avec le Personal Branding. Si je n’ai toujours pas eu le temps de le finir et de remplir les « exercices pratiques », j’ai pu avoir une meilleure idée de la direction à prendre dans ma réflexion. D’après Pascale, « il faut deux ans pour définir sa marque personnelle« . Ce n’était pas en une semaine que j’allais trouver le Graal, mais je pouvais au moins commencer ma quête.

J’ai donc fourni un brief à Lise, contenant un plan du site, une brève description de chaque page ainsi que quelques idées de fonctionnalités (intégration de Twitter, formulaires, liens vers les réseaux sociaux). Voici l’architecture imaginée pour cette version bêta.

plan du site

Le plan final est bien plus simple, grâce à Lise qui a su intégrer intelligemment tous les éléments pour éviter les sous-menus.

À partir des informations que je lui ai données, Lise a imaginé deux maquettes pour la page d’accueil. S’il a fallu 12 logos pour parvenir au bon, les choses ont été beaucoup plus simples pour le site :  Lise a visé juste du premier coup ! J’ai été immédiatement séduit par sa proposition et je lui ai simplement suggéré quelques modifications.

En partant de ce premier jet, Lise s’est ensuite attelée à concevoir les différentes pages du site conformément à la charte graphique établie. Charge à moi de remplir ces pages avec le contenu de rigueur. Une fois que tout était fonctionnel sur un site miroir et tous les bugs résolus (si vous en repérez d’autres, prévenez-moi !), nous avons pu procéder à l’ouverture du Beaujolais NJATB nouveau.

Alors quelles sont les nouveautés de (Not Just) Another Translator 2.0 ? À part le design, évidemment, j’apprécie énormément le diaporama de la page d’accueil, qui me permet de faire ressortir de manière très visuelle mes grands domaines de compétences, tout en me prêtant à un petit exercice de style pour les légendes.

L’autre grand volet de ce nouveau site est la page Portfolio. Déjà présente à l’état embryonnaire sur la version première du site, elle me permet désormais d’insérer facilement mes dernières traductions, agrémentées d’illustrations et d’extraits de textes.

Le pied de page, quant à lui, met en avant différentes informations, à commencer par les appréciations des clients qui ont accepté de se prêter au jeu, et je les en remercie une fois de plus. Vous y trouverez également un lien vers les questions fréquentes ainsi que les dernières photos que j’ai postées sur le nouveau compte Instagram.

Contrairement à l’ancienne version, cependant, les localisations en anglais et en italien du site ne sont pas encore prêtes (je tâcherai prochainement de rédiger un billet sur les solutions WordPress pour sites multilingues). Les traductions sont en cours et leur mise en ligne s’accompagnera d’une autre nouveauté : des extensions de nom de domaine adaptées à chaque langue !

Kézako ? Cela veut tout simplement dire que (Not Just) Another Translator sera accessible depuis les noms de domaines .eu, .fr, .com et .it. Qui tapera par exemple www.anothertranslator.it atterrira donc sur le site en italien. Idem pour .com et .fr. L’extension européenne devrait normalement détecter la langue du visiteur et le rediriger vers la bonne page.

Je dois une nouvelle fois adresser un grand merci à Lise Halluin et Ell’Em, qui ont accompli un superbe travail, ne reculant devant aucune difficulté et toujours à l’écoute. Notre collaboration se poursuit d’ailleurs avec un autre projet, puisque Lise planche actuellement sur mes futures cartes de visite, en accord avec le nouveau site.

Retrouvez tous les épisodes de la saga :

Chronique d’une renaissance #4 – Les réseaux sociaux

29 septembre 2013 0 commentaire

Outre Twitter, la refonte de mon existence en ligne passait également par les autres réseaux sociaux : Viadeo, LinkedIn ou encore Instagram et Facebook.

Ceux qui suivent NJATB depuis sa naissance (en 2008) se souviennent peut-être que j’ai tenté d’animer une page Facebook professionnelle. L’expérience a tourné court, faute de temps. Premièrement, gérer un nouveau réseau était trop chronophage et je ne tenais pas à en faire un simple relais des informations publiées sur le blog ou Twitter. Deuxièmement, je dois admettre que les abonnés étaient peu nombreux. Et dernièrement, je tenais à ce Facebook reste dans la sphère des relations privées. J’ai donc fini par fermer cette page au bout d’une petite année.

Ce qui nous amène aux réseaux professionnels que sont Viadeo et LinkedIn. Je me suis inscrit sur ces sites avant même de commencer mon activité professionnelle et j’ai toujours pris soin de mettre à jour mes informations plus ou moins régulièrement. Mais je ne consultais que rarement ces pages, sans compter que les deux sites ont connu de grands changements ces dernières années.

En parallèle de la refonte du site, j’ai donc entrepris d’uniformiser ma présence sur le web en créant des profils similaires sur LinkedIn et Viadeo (ne vous précipitez pas pour comparer, c’est encore du work in progress). Cela peut sembler redondant d’utiliser deux sites aussi semblables, mais les utilisateurs ne sont pas forcément les mêmes, LinkedIn ayant une portée plus internationale et Viadeo étant davantage centré sur la France.

J’ai également fait un grand tri dans mes relations, puisque j’avais pris la mauvaise habitude d’accepter toutes les demandes, même de personnes qui m’étaient totalement inconnues (comme sur Twitter). J’ai donc gardé les contacts des personnes que j’avais déjà rencontrées ou côtoyées uniquement. De la sorte, mon réseau est plus clair et structuré, j’accède plus rapidement aux informations que je recherche et mon message est plus pertinent.

Enfin, sur une suggestion de Lise Halluin, j’ai créé un compte Instagram (au nom de njatb), ce fameux site permettant de partager à la volée des photos auxquelles on peut appliquer des effets basiques. Pourquoi se lancer dans un nouveau réseau ? N’est-ce pas disperser ses forces comme jadis avec Facebook ? Ceux qui me suivent sur Twitter ont sans doute remarqué qu’il m’arrive de partager régulièrement des photos. Instagram me permet de toutes les regrouper en un même endroit et de les afficher dans une visionneuse sur mon site. Qui plus est, le partage vers Twitter est automatisé. Bien sûr, la pérennité de ce compte sera soumise aux interactions qui en ressortiront.

Mais alors, que trouverez-vous sur ma page Instagram ? Des erreurs de traductions prises à la volée dans la rue, des photes d’ortograf sur les ardoises des restaurants, mes dernières traductions publiées ou d’autres photos du quotidien d’un traducteur.

Vous connaissez maintenant mes secrets pour reprendre en main ma présence web. Quels sont les vôtres ?

Retrouvez tous les épisodes de la saga :

Chronique d’une renaissance #3 – Twitter

20 septembre 2013 4 commentaires

Fut un temps, j’annonçais que mon compte Twitter professionnel (@njatb) était en sursis. Le principal reproche que je faisais à la plateforme était le flux trop intense d’informations.

Puis, il y a quelques mois, j’ai décidé de ne plus me laisser faire.

Je voulais laisser une dernière chance à Twitter. Je savais que mes confrères étaient de plus en plus nombreux à investir le réseau social et tous avaient des choses intéressantes à dire. Mais il était impossible de suivre autant de tweets en même temps. Il fallait absolument que je ferme le robinet.

Qui plus est, le temps pour alimenter le blog a commencé à me manquer en raison de grands et heureux changements dans ma vie personnelle et professionnelle. Dès lors, je voyais en Twitter le moyen de rester malgré tout connecté à la profession.

J’ai donc pris de bonnes résolutions.

1) Faire un tri drastique parmi mes abonnements.
De 150, je suis descendu à une trentaine seulement. Depuis, j’essaye de me stabiliser autour d’une cinquantaine d’abonnements. La « timeline » est bien chargée, mais reste possible à suivre.

2) Ne plus chercher à lire tous les tweets.
Arrive un moment où il faut savoir combattre sa boulimie d’informations. S’il y a une actu à ne pas manquer, elle finira bien par être retweetée. Les autres ne sont probablement pas indispensables.

3) Ne plus automatiquement suivre les personnes qui s’abonnent à mon compte.
Cela me permet de mieux garder la main sur mon nombre d’abonnements et donc d’éviter tout engorgement de ma timeline.

4) Tweeter plus et mieux.
Pour que Twitter reste pertinent, il faut de l’interaction (c’est un réseau dit « social », après tout). Et pour cela, il faut tweeter plus. Mais attention, pas n’importe quoi. Inutile d’être le quinzième à retweeter la dernière vidéo géniale des traducteurs norvégiens, cela ne fait qu’ajouter au bruit. Il faut publier des informations originales ou des médias, poser des questions afin de susciter des réactions. Je me suis également mis à TweetDeck, qui facilite la gestion multicompte et la lisibilité des différents fils d’actualité sur une même page.

5) Faire de Twitter un argument commercial supplémentaire.
Twitter est le moyen idéal de faire passer des informations qui ne méritent pas nécessairement une note de blog. En évoquant par exemple les travaux en cours, les dernières traductions publiées, les formations prévues, et ainsi de suite. C’est donc – également mais pas uniquement – un relai de mon activité professionnelle.

Avec ces cinq mesures simples et efficaces, j’ai repris le contrôle de Twitter. Je peux désormais suivre mon flux sans problème et peu importe si je ne le consulte pas tous les jours. J’ai été récompensé par un nombre croissant de personnes s’abonnant à mon compte (plus de 600 aujourd’hui, ce qui reste modeste comparé à certains collègues, mais néanmoins flatteur). Je ne me sens plus dépassé et j’ai repris plaisir à gazouiller. Et vous, comment utilisez-vous Twitter ?

 

Retrouvez tous les épisodes de la saga :

Les liens du jour

23 janvier 2013 0 commentaire

Deux petits liens pour aujourd’hui :

  • Le premier concerne le best-seller 1Q84 de Haruki Murakami (dont je viens de finir le Livre 1, diablement bien traduit par Hélène Morita). Ici, c’est l’un des traducteurs anglais, Philip Gabriel, qui s’exprime : How 1Q84 was translated into English.

Le blog de l’ATLF

11 mars 2012 0 commentaire

Un message rapide pour vous présenter le nouveau blog de l’ATLF (l’Association des traducteurs littéraires de France).

Cet espace se veut collaboratif et donne une voix aux traducteurs d’ordinaires silencieux et transparents. Au menu, des citations, des infos sur l’association et la profession et des scribulettes sur l’art de traduire. Il est très plaisant à lire et les mises à jour sont régulières.

Pour participer, il faut être membre de l’ATLF. Après une période de « rodage », vous pourrez soumettre vos articles au comité de rédaction, mais vous pouvez déjà vous familiariser avec la Nétiquette du blog et les FAQ.

Adios Facebook

8 mars 2012 0 commentaire

Derrière ce titre se cache un léger recentrage de ce blog. J’ai en effet pris la décision de fermer la page Facebook de (Not Just) Another Translator.

Je n’ai jamais trouvé le temps de m’en occuper comme je l’aurais souhaité, et plutôt que de la laisser à l’abandon, je préfère ne pas leurrer mes lecteurs (et moi-même) qui attendaient sans doute du contenu et des informations plus régulières sur le réseau social. A moins que vous ne réclamiez son retour à corps et à cris dans les 14 jours qui viennent (délai facebook), la page sera définitivement supprimée.

Le compte Twitter, pas franchement plus actif, reste quant à lui en sursis.

NJATB évolue (un peu)

2 décembre 2011 0 commentaire

Un petit billet rapide pour vous présenter quelques petites évolutions sur NJATB :

  • Le changement le plus notable est probablement la barre de sélection des langues, passée de la colonne de droite au menu supérieur. C’est d’ailleurs une liste déroulante à présent. Cela faisait longtemps que je voulais le faire, mais il me manquait quelques astuces de CSS,
  • La colonne de droite a été remaniée : le widget sur les « Billets récents » disparaît au profit d’un élément intitulé « Par-ci, par-là » proposant des posts au hasard. La liste des catégories est aussi regroupée dans une liste déroulante,
  • Le texte de la page d’accueil (Qui suis-je) a été réécrit afin d’être plus léger, plus clair et plus direct,
  • J’ai également actualisé d’autres pages (Portfolio, Links) pour refléter l’évolution de mon activité.

J’espère que vous apprécierez ces petits changements. N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous. Pour demain, je vous ai concocté un billet spécial sur l’Hexalogue de la traduction !

Voici SOFIA, ma nouvelle meilleure amie

1 novembre 2011 1 commentaire

Vous êtes traducteur d’édition ? Vous fréquentez assidûment la bibliothèque de votre quartier, dont vous parcourez les rayons Feng Shui ou Jeunesse juste pour la satisfaction légèrement honteuse de voir votre nom dans un lieu public ? Et bien sachez que 1) vous n’êtes pas le/la seul(e) et 2) ça peut vous rapporter de l’argent !

Laissez-moi vous présentez ma chère amie Sofia. Voici ce qu’on peut lire sur son site :

Sofia, Société Française des Intérêts des Auteurs de l’écrit, est une société civile de perception et de répartition de droits, administrée à parité par les auteurs et les éditeurs dans le domaine exclusif du Livre. Seule société agréée par le ministre chargé de la Culture pour la gestion du droit de prêt en bibliothèque, Sofia perçoit et répartit le droit de prêt en bibliothèque. Elle perçoit et répartit également, à titre principal, la part du livre de la rémunération pour copie privée numérique.

Mais qu’est-ce donc que ce mystérieux droit de prêt ?

La loi n°2003-517 du 18 juin 2003 relative à la rémunération au titre du prêt en bibliothèque et renforçant la protection sociale des auteurs institue une licence légale du droit de prêt public et met en place un système de gestion collective obligatoire. […] Cette loi autorise le prêt des livres en bibliothèque, les auteurs et les éditeurs bénéficiant en contrepartie d’une rémunération équitable financée par une contribution forfaitaire de l’État fixée par décret et par une redevance de 6% du prix public hors taxes du livre vendu à une bibliothèque de prêt, montant versé par le libraire.(Source)

(Notez que cela fonctionne aussi pour les livres traduits pour les éditeurs francophones étrangers et pour les livres traduits en anglais)

Mes chers confrères, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire pour voir tomber des chèques dans votre boîte à lettres sans même y penser : adhérez à la Sofia ! Il vous en coûtera une bonne fois pour toutes 38 € pour votre part sociale (vous pouvez également attendre qu’elle soit déduite de votre premier chèque).

Autopromo

8 juin 2011 4 commentaires

En parcourant un peu les stats de mon site, je me suis aperçu que certains billets étaient injustement boudés par les oiseaux de passage. C’était donc l’occasion de vous renvoyer vers trois messages qui méritent, je crois, une petite (re)lecture. Et comme promis, lundi, vous saurez tout sur les factures.

Cogito ergo(nomi) sum – publié en septembre 2009 – parce que j’ai mal au dos. Et que c’est article, tiré du bulletin des anciens élèves de l’ESIT, vous explique comment adopter une bonne position de travail.

Transfèrement – publié en avril 2009 – parce qu’avec l’affaire DSK, on va en entendre parler dans les prochains mois.

Objets traduisant non identifiés – publié en mai 2009 – parce que c’est rigolo.

Des blogs et des hommes

3 juin 2011 2 commentaires

Les résultats du Top 100 Language Lovers ont été publiés, et comme vous pourrez le remarquer, votre humble serviteur n’a pas été retenu dans la liste finale. Il faut dire que la nouvelle formule, avec seulement 25 places par catégorie, a largement fait monter les enchères. Résultats: absolument aucun blog français sur la traduction. Dommage. Et pour faire grincer encore quelques dents, on notera aussi la présence du site Proz dans deux catégories… So much for language lovers.

Ce petit classement m’aura en tout cas permis de connaître un nouveau site, Le Mot Juste en Anglais, classé 9e en 2010 et hors compétition cette année. Ce site, créé par Jonathan Goldberg, avocat retraité et traducteur-interprète anglophone, aidé de Laura Vallet, une jeune Française en fin d’études, s’adresse « au locuteur français passionné par la langue anglaise ». Des mots, des expressions ou des faits anglais sont décortiqués et analysés à grand renfort de vidéos et d’images. Mais Le Mot Juste, c’est également une collaboration avec plusieurs blogueurs-linguistes, comme Riccardo Schiaffino (About Translation), Anne Gilmé (Upside Down), ainsi que René Meertens (auteur du célèbre guide de traduction anglais-français) et moi-même! Cette collaboration, qui sera l’occasion d’échanger des points de vue sur les questions linguistiques, en est encore à ses prémices, mais s’annonce passionnante!

J’ai aussi une petite surprise sur le feu, avec Mox. Mais je n’en dirai pas plus pour le moment… J’ai également appris que le flux de NJATB venait d’être intégré au site La Rassegna del Traduttore, un site italien qui rassemble les flux de nombreux sites consacrés aux langues et à la traduction. Ésperons que ce soit une bonne nouvelle.

Par ailleurs, entre deux livres sur les signes astrologiques et le calcul – ô combien passionnant – de son ascendant, je songeais éventuellement à donner un petit coup de jeune à NJATB en lui trouvant un nouveau petit nom. Et plutôt que d’imposer un nouveau choix, j’ai préféré céder aux sirènes du Web participatif-2.0-high-tech-buzz-new-gen-globalnetworking: le Web dont vous êtes le héros. Je vous invite donc à laisser vos propositions en commentaires et je les soumettrais au vote des lecteurs d’ici quelques semaines, si je réunis suffisamment d’idées. Quelques critères:

  • le titre doit être facile à mémoriser et à prononcer (plus que l’actuel)
  • il doit pouvoir s’exporter/se traduire facilement
  • il peut être en anglais ou en français (latin ou grec, si ça vous amuse)
  • il doit avoir un rapport avec la traduction ou les langues
  • Et bien sûr, il ne doit pas être déjà pris par un autre site
  • C’est encore mieux si c’est amusant!

À vos crayons!

Top 100 Language Lovers 2011 (Votez!)

18 mai 2011 0 commentaire

Voilà, les votes sont ouverts ! Vous avez jusqu’au 29 mai pour choisir votre site préféré dans quatre catégories : les blogs d’apprentissage linguistique, les pages Facebook, les comptes Twitter et les blogs sur les métiers des langues, où NJATB est nominé (c’est le premier de la liste, vous ne pouvez pas le manquer!)

Vote the Top 100 Language Professionals Blogs 2010

Quel que soit le résultat final, je suis particulièrement flatté de côtoyer des sites tels que la Marmitte, Naked Translation, About Translation ou encore Mox, et je vous invite à les découvrir si vous ne les connaissez pas.

Top 100 Language Lovers 2011

11 mai 2011 4 commentaires

Vous l’attendiez, le revoilà : c’est le Top 100 Language Lovers 2011, LE classement des meilleurs sites consacrés aux langues. Pour la deuxième année consécutive, (Not Just) Another Translator est nominé parmi les meilleurs blogs linguistiques dans la catégorie « Language Professionals Blogs ». L’année dernière, NJATB avait atteint la 80e position au classement. La période de vote débutera le 17 mai. Restez branchés et encouragez-moi à garder ce blog actif.

Outils à gogo

13 mars 2011 7 commentaires

Alors que j’essaye péniblement de profiter du soleil et de la vie nocturne travailler mon castillan à Barcelone entre deux contrats de traduction (qui a dit que je me plaignais ?), je tenais à partager de nouveaux outils qui pourraient s’avérer utiles.

Pour mémoire, je vous avais déjà présenté récemment Xmarks (et Firefox Sync, qui a l’avantage d’être également compatible avec la version portable de Firefox sur mobiles et tablettes Android), Dropbox et iDispo (qui n’a pas l’air de susciter beaucoup d’émoi parmi mes lecteurs), passons aujourd’hui à quelques sites bien utiles.

1) D’autres en ont parlé avant moi, c’est pourquoi je ne l’avais pas encore mentionné, mais Linguee est devenu un site incontournable dans mon travail, d’autant que j’ai régulièrement à faire avec des textes de l’UE et de l’ONU. Je regrette juste l’absence, comme sur Word Reference, de l’italien (alors qu’on trouve le portugais).

2) Ma trouvaille du jour, découverte au détour de mes lectures sur About Translation, est un peu dans le même style. Je suis sûr que vous avez déjà fait des recherches sur Google juste pour voir le nombre de résultats et choisir la solution la plus courante (si, si, on l’a tous déjà fait). Et bien sachez qu’il désormais existe un outil tout fait rien que pour ça. Ça s’appelle Phras.in ; vous mettez les deux expressions que vous voulez comparer dans les deux ptites boites, et ça vous donne le nombre de résultats pour chacune d’elle, avec plus bas le contexte. Simple, rapide, efficace et fonctionne dans toutes les langues.

3) Encore un site à l’idée très simple : Corrige-moi ! Un petit correcteur en ligne (qui n’a pas la prétention – ni l’efficacité – d’un Antidote), où il vous suffit de choisir la langue à corriger et de coller votre texte dans la boite prévue à cet effet. Le gros bonus : ça fonctionne dans quinze langues nationales, trois régionales (afrikaans, breton et catalan) et en espéranto ! On est servi.

Pourquoi je n’utilise plus Twitter

6 mars 2011 13 commentaires

Ou plutôt : pourquoi je ne l’utilise presque plus. Mes « followeurs » auront probablement remarqué que je suis bien silencieux sur le site de microblogging depuis plusieurs mois maintenant (mon dernier tweet remontant au 7 décembre exactement). La raison est simple : le flux d’information est trop intense.

Cela tient selon moi à la nature éphémère d’un tweet, affiché quelques minutes seulement avant d’aller se perdre dans les arcanes du web. En effet, la page d’accueil personnalisée, qui recense tous les messages des comptes auxquels vous êtes abonné, est régulièrement réactualisée pour afficher les tweets en temps réels. Même en étant abonné à « seulement » 150 comptes et des poussières, il est impossible de lire les centaines de messages publiés quotidiennement sans y passer des heures.

De fait, Twitter est, à mon sens, un espace d’expression sans aucun doute intéressant, mais certainement pas un espace de discussion, c’est-à-dire propice aux échanges.

Mais je disais donc que je n’utilise presque plus Twitter. La seule chose qui me rattache encore à Piou-piou, c’est mon abonnement au hashtag #xl8 (et un profane largué, un). Pour faire simple, je reçois automatiquement tous les messages liés à la traduction sur mon lecteur de flux (j’utilise Google Reader). Malheureusement, j’ai déjà du mal à lire la cinquantaine que je reçois tous les jours.

Je dois avouer que si Twitter ne me sert qu’à faire la pub de mon blog, sans écouter ce que les autres ont à dire, je n’en vois plus l’utilité.

Mise à jour de la bibliothèque

16 juillet 2010 3 commentaires

Une mise à jour rapide pour vous signaler que j’ai ajouté un nouvel ouvrage à la bibliothèque idéale du traducteur. Il s’agit du fameux livre The Entrepreneurial Linguist – A business-school approach to freelance translation signé des jumelles Jenner (qui ont d’ailleurs un excellent blog).

Si je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire (je l’ai simplement feuilleté lors de la conférence de la NETA), il me semble d’ores et déjà être une référence pour quiconque souhaite avoir aborder le métier de la traduction en tant que chef d’entreprise. Et puis, c’est quand même illustré par Mox!

Pour les adeptes du Livre à Têtes, sachez que NJATB dispose de sa propre page facebook depuis plusieurs semaines maintenant. Vous pourrez rejoindre le groupe pour être averti des nouveaux messages ou de petites informations exclusives en cliquant sur le bouton Facebook, en tête de page, ou en cliquant directement ici.

Oh, la belle blug

13 mai 2010 0 commentaire

Les visiteurs réguliers l’auront sans doute remarqué, j’ai eu quelques soucis techniques avec mon blog ces derniers temps. Il s’avère que mon plug-in permettant d’avoir un site bilingue m’a mystérieusement abandonné du jour au lendemain, sans autre forme de procès. Problème de compatibilité, qu’ils disent. Moi, j’appelle ça un blug (ou bleugue pour la version francisée) : un bug de blog, voire une blague de bug. Comme vous préférez.

Un problème qui tombe au plus mal, d’ailleurs, puisque je ne suis pas dans les meilleures dispositions pour faire de la maintenance. Je tiens à profiter de la partie « vacation » de mes « working vacations » !

Tout est désormais réglé, et c’est tant mieux puisque nous entrons dans la période des votes pour le Top 100 Language Blogs, pour lequel NJTAB est nominé dans la catégorie « language professionnals », aux côtés de Naked Translations, Thoughts on Translation et autres cadors. Ça se passe tous les ans sur le site de Lexiophiles.

Vote the Top 100 Language Professionals Blogs 2010

Vous pouvez donc, si le cœur vous en dit, voter pour votre blog préféré (le mien, hein !) en cliquant sur le bouton ci-dessus.

Au programme prochainement, le bilinguisme à la radio au Québec, et notamment dans la région de Montréal.

Welcome

11 mars 2010 2 commentaires

Le NJATB nouveau est né!

Nouvelle adresse, nouvelle apparence, nouveau contenu: (Not Just) Another Translatoon est désormais plus qu’un blog. C’est un « vrai » site, avec des pages statiques, des fonctionnalités utiles et, grande nouveauté, en trois langues !

Comme je l’explique sur ma page d’accueil, j’ai décidé de m’ouvrir au monde et de toucher un nouveau public. À partir de cette année, je m’engage donc à proposer un petit résumé en anglais pour tous les nouveaux articles du blog. Quant à l’italien, j’ai choisi de ne traduire que les articles les plus lus, ceux qui susciteront le plus d’intérêt.

Pourquoi de simples résumés, et pourquoi cette différence de traitement entre l’anglais et l’italien ? Tout simplement car la charge de travail serait trop importante si je devais tout traiter, sans compter qu’un traducteur n’est pas censé traduire vers une langue étrangère.

À ce propos, les versions en langue étrangère de ce site ont été réalisées avec l’aide d’un anglophone et d’un italophone. Un grand merci à eux (il se reconnaîtront!).

J’espère que ce changement de cap emportera votre adhésion et que vous (re)viendrez nombreux ! Si vous avez la moindre suggestion, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Et si…

27 février 2010 Commentaires fermés sur Et si…

NJATB déménageait ?

Plus d’infos bientôt.

2009 est morte, vive 2010 !

4 janvier 2010 1 commentaire

Une nouvelle année calendaire commence. C’est également un nouvel exercice pour NJATB, qui a fêté son premier anniversaire début décembre (je l’ai tristement passé sous silence, je sais, c’est mal). J’en profite donc pour présenter mes meilleurs vœux à tous mes lecteurs, en espérant que vous serez toujours au rendez-vous en 2010 ! Pour ma part, je vous proposerai dans les prochaines semaines pêle-mêle : la traduction au théâtre, la traduction dans le sport, l’apparence du freelance et bien d’autres sujets encore !A très bientôt !

La bonne nouvelle de l’année

9 octobre 2009 1 commentaire
Chers lecteurs si patients,

Non, je ne vous oublie pas ! Cette période de rentrée étant assez chargée pour moi (youpi), je ne trouve pas le temps de noircir les pages de ce blog (et ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent). Après tout, tant mieux : un blog de traduction trop prolifique pourrait signifier que son auteur occupe son temps par manque de travail (ou qu’il gère tout simplement mieux son temps que moi…).

Quoi qu’il en soit, soyez rassurés, je reviendrais dès que possible. En attendant, je tenais à vous signaler que l’excellente et très complète base de données TERMIUM (anglais, français et – un peu – espagnol) est désormais accessible gratuitement ! Cette initiative du gouvernement va sauver bien des traducteurs, je vous le dis !

On remercie nos amis québécoués pour cette bonne nouvelle, notamment Valérie Bélanger qui l’a signalé en premier sur son blog. Quant à Termium Plus, c’est ici.

Perdus dans la traduction ?

16 juin 2009 4 commentaires

Ne serait-ce pas plutôt « perdus dans l’imagination » ?

Avez-vous remarqué à quel point l’expression « Lost in Translation » est répandue sur la toile ? Une simple requête Google renvoie pas moins de 2,9 millions de résultats (en 0,40 secondes, s’il vous plaît). Certes, un grand nombre de ces résultats concerne directement le film de Sofia Coppola sorti en 2004. Mais en creusant un tout petit peu plus loin, on s’aperçoit que l’expression est systématiquement utilisé dès qu’un article aborde, même de loin, les langues.

Il y a quelques semaines déjà, sur Twitter, un léger ras-le-bol se faisait ressentir du côté des traducteurs. Après tout, ce n’est pas si difficile d’imaginer un titre différent (rien que le titre de ce billet, et pourtant je ne suis pas allé chercher très loin). Et n’oublions pas que le film n’avait strictement rien à voir avec la traduction (ni même avec les langues si je ne m’abuse).

Alors s’il vous plait, mesdames-et-messieurs-les-rédacteurs-du-web-2.0, soyez un peu plus imaginatif et arrêtez de nous inonder de « Lost in » !