mars 06
LaurentBlogs et traduction, High Tech
Ou plutôt : pourquoi je ne l'utilise presque plus. Mes "followeurs" auront probablement remarqué que je suis bien silencieux sur le site de microblogging depuis plusieurs mois maintenant (mon dernier tweet remontant au 7 décembre exactement). La raison est simple : le flux d'information est trop intense.
Cela tient selon moi à la nature éphémère d'un tweet, affiché quelques minutes seulement avant d'aller se perdre dans les arcanes du web. En effet, la page d'accueil personnalisée, qui recense tous les messages des comptes auxquels vous êtes abonné, est régulièrement réactualisée pour afficher les tweets en temps réels. Même en étant abonné à "seulement" 150 comptes et des poussières, il est impossible de lire les centaines de messages publiés quotidiennement sans y passer des heures.
De fait, Twitter est, à mon sens, un espace d'expression sans aucun doute intéressant, mais certainement pas un espace de discussion, c'est-à-dire propice aux échanges.
Mais je disais donc que je n'utilise presque plus Twitter. La seule chose qui me rattache encore à Piou-piou, c'est mon abonnement au hashtag #xl8 (et un profane largué, un). Pour faire simple, je reçois automatiquement tous les messages liés à la traduction sur mon lecteur de flux (j'utilise Google Reader). Malheureusement, j'ai déjà du mal à lire la cinquantaine que je reçois tous les jours.
Je dois avouer que si Twitter ne me sert qu'à faire la pub de mon blog, sans écouter ce que les autres ont à dire, je n'en vois plus l'utilité.
févr. 22
LaurentTout un métier
Twitter, on commence à connaître. Bien que relativement jeune (en France, du moins), le micro-réseau social s'installe progressivement dans notre vie, et on ne cesse de lui trouver de nouvelles utilisations (ou bien de s'en désintéresser complétement, mais c'est une autre histoire).
Notre gazouilleur préféré avait déjà été un allié précieux lors de mon petit "concours de bureaux de traducteurs". Il ne m'a pas trahi non plus lorsque j'ai voulu lister les lectures indispensables des traducteurs : une bibliothèque idéale par les traducteurs, pour les traducteurs. J'ai ainsi pu réunir près de 15 titres, dont certains m'ont été recommandés par leurs auteurs directement.
Beaucoup ne sont pas traduits (qu'attendons-nous ?!), mais pour les ouvrages francophones ou traduits, j'indiquerai uniquement la référence en français (pour ne pas surcharger ce billet) avec un lien vers la page Amazon si possible. Il va de soi que je n'ai malheureusement pas tout lu et que cette liste n'est pas exhaustive : libre à vous donc d'en rajouter dans les commentaires. A vos livres, prêts ? Partez !
Les bases : les lectures pour comprendre la théorie et la pratique de la traduction.
-En français :
- Bellos D., Le Poisson et le bananier : une fabuleuse histoire de la traduction, Flammarion, 2011
- Eco U., Dire presque la même chose, Grasset, 2007
- Lavallée F., Le traducteur averti, Linguatech Editeurs, 2005 (à lire également une interview de l'auteur sur le blog de Corinne McKay)
- Seleskovitch D., Lederer M., Interpréter pour traduire, Didier Erudition, 4e édition, 2001 (La bible de l'ESIT)
-En anglais :
- Baker M.,In Other Words: a Coursebook on Translation, Routledge, 1992
- Jenner J. & D., The Entrepreneurial Linguist - A business-school approach to freelance translation, EL Press, 2010
- Jones M.H., The Beginning Translator's Workbook: Or the ABC of French to English Translation, University Press of America, 1997
- McKay C., How to Succeed as a Freelance Translator, Lulu.com, 2006
- Montgomery S.L., Science in Translation, University of Chicago Press, 2e édition, 2000
- Munday J., Introducing Translation Studies: Theories and Applications, Routledge, 2e édition, 2008
- Soffer M., The Translator's Handbook, Shengold Publishers, 7e édition, 2009
Développer son activité : développer de nouvelles compétences, mieux vendre ses services, etc.
-En français, pour la révision et la gestion de projet :
-Notions de marketing en anglais :
- Ariely D., Predictably Irrational, HarperCollins, 2008
- Cialdini, R., Influence: the Psychology of Persuasion, Collins, 2006
- Harford T., The Undercover Economist, Oxford University Press, 2005
-Productivité et développement personnel :
Le bonus : un deux romans sur la traduction littéraire et un autre tout récent d'un traducteur-écrivain rebelle (Matthieussent)
(Merci à Wendy, Katerina, Nad, Blandine, Clémence, Valérie, Corinne et François pour leur suggestions twittées, ainsi qu'à Céline, Fanny, Eve et Chloé pour leurs commentaires)
Le site onlinecollege.org propose également une liste de 20 livres pour les amoureux des langues (tous en anglais) que vous trouverez ici : "
20 Best Books for Language Lovers".
févr. 06
LaurentTraductions H.I.É.
Vous avez une heure à tuer ? Vous traduisez de l'allemand vers l'anglais ? J'ai le job idéal pour vous (ou pas) : 1,4 million de mots à 0,04€. Prenez votre temps :
Quoting deadline: Mar 30, 2010 21:00 CEST (GMT+2)
Delivery deadline: Mar 30, 2010 22:00 CEST (GMT+2)
Et voila pourquoi je ne compte pas sur Proz et compagnie pour trouver du travail.
(Merci à Chris Irwin, alias @Textklick, pour l'info)
nov. 22
LaurentArnaques crimes et traductions
Serait-ce la reprise économique tant attendue ? Voilà plus d'un mois que je n'ai pas posté le moindre petit billet doux sur ce blog. Et pourtant, les sujets ne manquent pas.
Il y a quelques jours encore, alors que j'étais attentivement penché sur mon travail (loin de Twitter, Facebook & co, si si, c'est possible), voilà que je reçois un e-mail dont le sujet "Translation job" attire forcément l'attention du Traductorus Indépendantus. Oui mais voilà, le corps du message est comme qui dirait moins engageant. Je vous le reproduis tel quel ci-dessous :
We currently need English to French Translators.If you"re interestedto work with us please contact us by e-mail as soon as possible.ThanksStevePADENA TRANSLATIONSpadenatrans1@gmail.comP:6462916552F:1-414-345-2346
Pas de bonjour. Pas de "
nous avons trouvé votre profil sur le site X ou Y, et vos compétences semblent correspondre à nos besoins". Une adresse mail "jetable" Google (avec un "1" qui laisse supposer plusieurs adresses équivalentes). Sans parler de la mise en page et de la typo douteuses. A première vue, la méfiance est de mise, et une simple recherche internet confirme nos doutes.
Premier résultat sous Google, ce sujet sur Proz.com ou encore celui-ci, où d'autres personnes ont reçu un message équivalent. Il s'agirait donc d'un "scam", une fraude visant à extorquer de l'argent à l'internaute crédule. Ici, le processus est plus poussé que l'héritier africain qui vous demande un coup de pouce financier en échange duquel vous serez grassement récompensé d'un demi-million de dollars... Non, les fraudeurs derrière Padena vous font miroiter des contrats à 0,20€ du mot, à condition que vous achetiez, par virement paypal sur un compte au Nigéria (!), un logiciel de traduction type Systran à prix réduit (300$ tout de même). Mais n'espérez pas recevoir le logiciel en question. Et encore moins quelque projet de traduction que ce soit. Par contre, vos finances en sortiront sensiblement allégées.
Ce type "d'offres" tourne depuis un an ou deux. Différents noms de société ont été utilisés : Outre Padena, vous aurez peut-être droit à Web Node, Word Solution, Daimond ou Excel translations. Le même numéro de téléphone ressort à chaque fois, assorti d'une adresse mail "jetable" chez Yahoo ou Gmail.
Attention donc à ces fraudes. Ne vous laissez pas berner et n'hésitez pas à faire des recherches sur les différents outils qui s'offrent aux professionnels, à commencer par Google ou le Blue Board de Proz.com et équivalents.
juin 16
LaurentBlogs et traduction

Ne serait-ce pas plutôt "perdus dans l'imagination" ?
Avez-vous remarqué à quel point l'expression "Lost in Translation" est répandue sur la toile ? Une simple requête Google renvoie pas moins de 2,9 millions de résultats (en 0,40 secondes, s'il vous plaît). Certes, un grand nombre de ces résultats concerne directement le film de Sofia Coppola sorti en 2004. Mais en creusant un tout petit peu plus loin, on s'aperçoit que l'expression est systématiquement utilisé dès qu'un article aborde, même de loin, les langues.
Il y a quelques semaines déjà, sur Twitter, un léger ras-le-bol se faisait ressentir du côté des traducteurs. Après tout, ce n'est pas si difficile d'imaginer un titre différent (rien que le titre de ce billet, et pourtant je ne suis pas allé chercher très loin). Et n'oublions pas que le film n'avait strictement rien à voir avec la traduction (ni même avec les langues si je ne m'abuse).
Alors s'il vous plait, mesdames-et-messieurs-les-rédacteurs-du-web-2.0, soyez un peu plus imaginatif et arrêtez de nous inonder de "Lost in" !