Member of the Chartered Institute of Linguists

2 Comments

Je vous parlais récemment des différentes associations de traducteurs. Et bien ça y est, je suis officiellement membre de l'une d'entre elles (en plus des Anciens étudiants de l'ESIT). Le comité du "Chartered Institute of Linguists" de Grande Bretagne a accepté ma candidature. Oh joie.

So what ? Mis à part un joli certificat que l'on nous propose même d'encadrer pour la (modique) somme de 35£ (hum), tous les membres du "CIoL" sont officiellement autorisés à apposer les initiales MCIL à côté de leur nom, que ce soit sur les CV, les signatures, les cartes de visites, etc. À quoi ça sert ? Montrer votre professionnalisme, donner plus de crédibilité, vous dira-t-on. Personnellement, je trouve que ça a un petit côté pédant (comme cette manie italienne de se donner le titre de Dottore dès qu'on a un Bac+3), mais si ça attire des clients...

Certes, si l'on s'en tient à cela, les avantages semblent maigres. Concrètement, le CIoL nous offre également la possibilité d'être inscrit dans la base de données Find-a-Linguist, accessible notamment à de potentiels donneurs d'ordres. Divers fora de discussions spécialisés nous sont également ouverts, ainsi que l'accès à différentes formations ou webinaires sur des thèmes tels que la formation continue ou le développement professionnel.

Enfin, le CIoL propose différentes publications. Tout d'abord, The Linguist, une jolie revue bimensuelle grauite sur papier couché qui traite d'articles sur... les langues (What else ?, dirait l'autre). Un Code de Conduite nous rappelle les droits et devoirs des traducteurs (rien de spécialement innovant pour qui a un minimum de conscience professionnelle), sans oublier les contrats types, les enquêtes sur les tarifs et autres documents informatifs.

Il va sans dire que je n'ai pas encore pu palper une réelle incrémentation de mon chiffre d'affaires, mais rien que le fait de participer aux discussions sur les forums (oups, fora) me rappelle les longues heures de pinaillage de mes études. Et ça, pour un linguiste, c'est un vrai plaisir !

SFT, ATLF, ATA, ITI, CIoL…

6 Comments

Acronymes et sigles parsèment le chemin du traducteur en quête d'un réseau, d'une communauté, d'un cadre dans lequel il pourra exercer son métier en toute confiance. Loin d'être une étape obligatoire, les associations de traducteurs mériteraient pourtant à être plus largement considérées. D'après un sondage sur Proz, près de 60% des traducteurs professionnels n'appartiennent à aucune association. Pourtant, à première vue, tous les membres en tirent de nombreux bénéfices : conseils juridiques, réseau professionnel, revues spécialisées, meilleure visibilité, formation, etc.

Mais alors pourquoi les associations sont-elles aussi peu répandues parmi les traducteurs ? À mon sens, il existe clairement un manque de communication de la part des associations, qui se contentent la plupart du temps d'entretenir un site web plus ou moins intéressant, sans forcément chercher à se faire connaitre. Je suppose qu'une grande partie des traducteurs ne s'est tout simplement jamais posée la question. Sans compter que les frais et les modalités d'inscription sont très variables et peuvent parfois rebuter le quidam. Et que l'adhésion passe parfois par des tests de compétences ardus (selon les organismes, on peut y échapper en justifiant d'un diplôme ou d'une expérience pertinente). Leurs détracteurs soutiennent d'ailleurs que l'engagement associatif est chronophage et/ou argyrophage. Petit tour d'horizon non exhaustif des associations :

-En France, les plus connues sont la FIT est la SFT. Mon expérience avec cette dernière est mitigée : j'ai voulu rejoindre leurs rangs ces dernières semaines, mais la porte m'a été claquée à la barbe sans ménagement. J'ai eu la mauvaise surprise de m'entendre dire que je devais impérativement fournir un bulletin de salaire ou une déclaration URSSAF de plus d'un an (ce que je n'ai pas, merci les stages), sans quoi mon inscription ne pourrait être validée. Pourtant, il me suffirait d'attendre encore quelques semaines pour que mes bulletins de paie aient plus d'un an. Logique.
Outre la SFT, le traducteur pourra également croiser la route de l'Association des traducteurs littéraires de France (ATLF) ou de la Guilde européenne des traducteurs (GET). Je ne connais ni l'une, ni l'autre, mais la GET semble faire l'objet de quelques suspicions (voir ce sujet, sur Proz).

-En Grande-Bretagne, deux grands organismes se partagent l'affiche : l'Institute of Translation and Interpreting (ITI) et le Chartered Institute of Linguists (CIoL). Si cette dernière est ouverte à tous les linguistes, les deux associations proposent de nombreux avantages aux traducteurs et interprètes. Une autre discussion sur Proz aborde la question.

-Les traducteurs américains peuvent compter sur l'American Translator Association (ATA) et ses délégations locales. Là encore, on retrouve les avantages habituels : annuaires, conférences, formations...

-Sans oublier toutes les associations nationales : AITI en Italie, ATTLC au Canada, BDU en Allemagne... La liste très exhaustive est sur le site Lexicool.

Wow. On s'y perd. Que choisir ? Tout dépendra de votre lieu de résidence, vos langues de travail, vos moyens financiers (des adhésions à 150 ou 200€, ce n'est pas donné à tout le monde), ou simplement de vos affinités. La réponse universelle, n'existe pas ; chaque traducteur à ses préférences.

Personnellement, outre la SFT, je suis membre des anciens étudiants de l'ESIT et je tente l'expérience auprès du CIoL en Angleterre, je vous tiendrai au courant de ce qu'il en ressort.

Page 2 sur 212